À MON RÉVEIL

Cendrine Genin

À mon réveil, la lumière avait embrasé la pièce, un grand mélange de feu qui s’emparait de chaque forme pour la redessiner autrement.
Le ciel était entré dans la maison.
Il me suffisait de fermer les yeux pour laisser les particules soulever chaque partie de mon être, en silence.
Les synonymes de la lumière s’entremêlaient à l’intérieur de moi, sans que je puisse les retenir.
J’ai su alors que je ne faisais qu’un avec ce mirage.
Déjà sur le seuil, il allait de toute évidence s’évanouir dans le voile de la pénombre.
Il ne me resterait plus qu’à attendre et me laisser surprendre, encore et encore.