THIERRY LATHOUD

J’ai commencé la photographie très jeune. Puis j’ai rangé mon appareil photo, abandonné le labo pendant trente ans pour la reprendre en numérique. J’aime traduire autrement ma vision, que ce soit en couleur ou en noir et blanc que j’affectionne particulièrement. J’aime avant tout le travail de Daido Moriyama ou encore de Tahara Keïchi, Fukase, mais aussi de Titarenko. C'est en tant qu'auteur que je pratique aujourd'hui la photographie.
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Celui qui regarde à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Baudelaire
Mars 2020 un virus venant de Chine à contraint nos pays de refermer leurs frontières. Ces frontières sont des bar- rières entre des pouvoirs souverains. Des frontières qui ne sont pas politiques mais présentent par le désir d’ isoler.
Les populations du monde ont été contrainte de se confi- ner chez elles , dans leurs villes , dans leurs citées dans leurs immeubles. Leurs portes et fenêtres sont deve- nues de fait de nouvelles barrières, de nouvelles frontières.
Ces murs ne contrôlent pas seulement qui entre mais aussi qui sort. Aujourd’hui, ces murs font place à des barres d’immeubles et délimitent des quartiers c’est la ghettoïsation des villes avec leur check point permanent visibles et invisibles souvent sonore.
Les fenêtres sont comme des passages, les seules ouver- tures et deviennent une limite entre le dedans et le dehors. Une frontière: celle de l’espoir ou celle du mystère, celle où l’on pénètre dans l’inconnu. Celle des échanges inter-humains. Pas besoin de papiers, juste une présence, juste des traces.
En 2020 Ces fenêtres sont aussi le seul lien avec le dehors. Le de- dans étant devenu un lieu de confinement ou personne ne passe. A l’extérieur tout le monde est controlé, l’ état anxiogène est entretenu .
Derrière ces fenêtres existe un espace de vie , de création, d’expression, de liberté. De l’autre coté un no man’s land.

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