PHILIPPE MAQUELLE
Né en 1964 à Paris, Philippe Maquelle alias Doog Mc'Hell pratique la photographie depuis l’âge de 12 ans.
À son arrivée à Marseille, où il s'installe en 1993, il intègre un laboratoire photographique professionnel, comme tireur-développeur pendant près de dix années.
L'apparition et le développement de la photographie numérique, lui offrant un espace de création illimité, lui permettent alors de revendiquer le statut d'artiste-photographe.
Influencé par Alejandro Jodorowsky, Schuiten ou encore Moebius, ses univers singuliers de photo-montages numériques, inspirés à la fois par des films comme Métropolis, Brazil ou Blade Runner et par la ville de Marseille qui le fascine, avec ses strates, ses passerelles en plein centre urbain et sa lumière contrastée, sont vite reconnus, lors de nombreuses expositions depuis une vingtaine d'années.
En même temps, il enseigne la photographie et la retouche d'image numérique dans une école d'audiovisuel, tout en continuant à développer ses « univers parallèles ».
« Les villes invisibles sont un rêve qui naît au cœur des villes invivables. »
Italo Calvino
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MES VILLES INVISIBLES
Découvrir le travail de Philippe Mqauelle alias Doog Mc’Hell, c’est se trouver en présence d’images de lieux qui nous interpellent dans un sentiment duel d’étrangeté et de familiarité.
En effet, dans ces photographies, les fragments de la réalité saisis par l’appareil, agencés dans de nouvelles configurations grâce aux outils numériques, produisent des espaces inédits, des mondes parallèles, comme leur auteur aime à les appeler.
Architecte et ordonnateur de ces lieux, il est aussi un magicien des images qui, par collages et feuilletages, transfigure la banalité de notre environnement en y décelant des pans discrets, négligés ou ignorés de notre quotidien.
La photographie numérique témoigne alors de son pouvoir de rééclaire la cité en proposant des hypothèses visuelles, comme autant de fables et de récits.
Les mondes singuliers du photographe ouvrent alors à des lectures plurielles, entre réalité et fiction, entre rêve et cauchemar, entre poésie et dystopie.
Ces photographies sont les médias entre nous et ces villes invisibles qui, ainsi révélées, deviennent de nouveaux territoires d'expérimentations et de découvertes personnelles ; des lieux où tout redevient possible, une évasion, une projection, un voyage.
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