MICHEL DAUMERGUE

Plasticien/photographe (Professeur d'Arts Plastiques), originaire de Marseille, j'ai fait mes études d'Arts plastiques à Aix-en-Provence.
J'ai exposé, seul et en groupe (« Lignes »), photographies, dessins, peintures, installations dans diverses villes de France : Metz, Marseille, Saint-Symphorien d'Ozon, Mantes la Jolie, Hospice Saint-Charles de Rosny, Maison des Arts Evreux, Aix-en-Provence, Paris à la galerie du Haut Pavé et à l'Espace Confluences.
J'ai participé aux dessins préparatoires du film d'animation « Renaissance » (Concept visuel Marc Miance) et élaboré des décors de scène pour un spectacle de danse.
Je travaille sur des sujets variés au fur et à mesure de mes envies : Je ne privilégie aucun genre photographique. Des personnages au gré de rencontres dans la ville, des lieux abandonnés, usines ou anciens hôpitaux, des textures usées par le temps, des architectures et leurs lignes géométriques... Je m'intéresse aussi à d'autres pratiques plus plasticiennes.
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Seul, le silence.

Le son et l'image... L'image est par principe silencieuse quel que soit ce qu'elle montre et la photographie n'échappe pas à la règle. Donner à voir le silence est donc un défi à la logique, une aporie. Pour ma part j'ai essayé de choisir des images qui montrent ce qui se passe après le bruit. Les photos de ma série ont un point commun qui est d'évoquer des lieux industriels, souvent de grande taille, où le travail des hommes s'est interrompu. Et ce qui m'a le plus impressionné lors de chaque exploration, c'est le silence. La taille des machines, leurs fonctions supposées, leur aspect métallique, monolithique, permettent d'imaginer facilement le bruit qui devait régner dans ces lieux en pleine activité.
Les traces du travail, les couleurs défraîchies, la rouille, la saleté, la végétation envahissante, la pression zéro des manomètres, deviennent alors les signes visibles du silence. Les objets ont, semble-t-il, été délaissés lors d'une fuite soudaine. Tout s'est arrêté un jour et tout est resté là sauf les hommes. Cette absence nous force à imaginer le bruit parce que, aujourd'hui, c'est le silence qui seul est réel.

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