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MARC ANTOINE

J’ai étudié les arts plastiques et ensuite les arts graphiques à l’Institut Saint-Luc de Liège en Belgique. Issu d’une famille d’imprimeurs, j’ai longtemps évolué dans le secteur des arts graphiques et de la publicité. Je suis maintenant animateur en éducation permanente, une fonction que je désirais occuper, car elle est en adéquation avec mes valeurs.

Photographiste, c’est ainsi que je me définis, car la photographie est depuis bientôt 50 ans mon mode d’écriture principal. J’ai effectué de nombreux reportages pour des magazines, des quotidiens, des théâtres et des compagnies d’art de la rue. Un de ces reportages a fait l’objet d’une collaboration avec une autre photographe et d’un livre Mir Caravan, Namur – Moscou.

Après plus de vingt ans de reportage, j’ai décidé de tourner la page et de me consacrer à une photographie plus personnelle. J’ai exploré la ville et l’espace public avec des séries sur le street art, les diverses expressions citoyennes sur les murs… J’avais le besoin d’aller plus loin, d’explorer une forme d’autoportrait, mais sans apparaître sur les photographies… La série intitulée « Scar(e)s of war » est la première de ces photographies plus personnelles, d’autres suivront.

En 2024, j'ai intégré l’atelier photo de Mélanie Patris au centre culturel de Huy pour y plonger dans une photographie plus plasticienne, ma formation de départ, un retour aux sources.

J’ai eu l’occasion de présenter mon travail lors de nombreuses expositions en Belgique et à l’étranger.
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Scar(e)s of war

Le 6 juin 2019, jour du D-Day, je me suis rendu à Bastogne, ville ardennaise devenue tristement célèbre après la Bataille des Ardennes. Je pensais y rencontrer de nombreuses personnes venues commémorer le jour le plus long autour du célèbre mémorial du Mardasson, il n’en fut rien. Pratiquement personne, juste deux Jeep et leurs passagers en costumes de G.I. J’ai alors profité de l’occasion pour faire le tour du monument que je n’avais plus vu depuis mon adolescence et bien sûr réaliser des prises de vues sans penser beaucoup plus loin…
Sur le chemin du retour, je me suis souvenu des histoires que me racontait mon grand-père et je me suis promis de retourner plus longuement à Bastogne, chose que j’ai faite deux fois en 2022. Pour revoir le mémorial, visiter le musée ainsi que découvrir le Bois Jacques qui se situe dans le petit village de Foy, non loin de Bastogne. La particularité de l’endroit est qu’on peut encore y voir des trous de renards nommés « foxholes », laissés par les paras de la 101e Airborne.
Ces traces de guerre m’en ont rappelé d’autres vues, près de chez moi, dans mes voyages et sur les lieux de mon enfance.
Mon grand-père résistant et imprimeur clandestin évoquait souvent ce terrible passé, toute cette jeunesse et ces vies perdues, gâchées. J’ai souvent joué sur des fortins bordant le cours de l’Amblève… Toutes ces traces, cicatrices de guerre aussi cruelles qu’inutiles nous entourent encore.



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