BERNARD MILLOT
Je suis parisien, de la proche banlieue plus précisément, depuis toujours.
J’ai été photographe pour une collectivité territoriale durant une trentaine d’années. J’étais « photographe de rue professionnel » en quelque sorte. Mais rien de romantique. Il s’agissait d’un travail d’illustration et de communication sur les projets d’aménagement. J’ai fait beaucoup de simulations de projets en photomontage.
Je suis très intéressé par l’histoire de la photographie. J’aime beaucoup les « primitifs » de la photographie. Mais j’aime aussi la photographie artistique contemporaine.
Mes sujets photographiques de prédilection sont en particulier : Paris, la nature morte, l’architecture et la photographie d’expression personnelle (ce qu’on appelle parfois la photographie plasticienne).
J’apprécie la photographie numérique et ses possibilités extraordinaires, sans nostalgie de l’argentique.
Je pratique également les procédés anciens : cyanotype et collodion humide.
J’ai la chance à Paris de pouvoir voir beaucoup d’expositions de photographies, que ce soit dans les galeries ou les grandes expositions institutionnelles.
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Fantasmagories
« La photographie, longtemps considérée comme le témoin le plus fidèle du réel, apparaît ici comme une inépuisable source de fantasmagories, capable de tout - c'est sa richesse - mais incapable de fidélité - c'est à la fois son privilège et sa limite. »
Clément Rosset
La photographie, face au réel, est un processus très inconscient et imaginaire.
Photographier, c’est explorer l’invisible, convoquer l’imaginaire, jouer avec les fantasmes. Fantasmagorie et fantasme, ces deux mots ne sont pas très éloignés. L’inconscient, invisible s’il en est, est le petit génie qui se cache dans nos appareils photographiques.
Photographier, c’est prendre des instantanés de mémoire. C’est ensuite faire réapparaître ces moments comme les fantômes d’un double choisi du monde. Mais le petit génie de l’appareil photo laissera s’échapper quelques images de notre propre inconscient, instants de mémoire ou prémonitions qui nous agitent.
Mon intention a été de les rassembler dans cette série. C’est le fruit d’inspirations sur le moment, sans intention préalable bien souvent. Il faut lâcher prise quand on prend des photos. La série s’est élaborée à posteriori.
La photographie parle donc du photographe. Cette série est l’occasion de me dévoiler un peu. Photos de famille, autoportraits sont sortis des boîtes.
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