AURE-ELISE LAFORGUE

Aure-Elise est une curiosité.
À 29 ans, ce petit bout de femme à la fois tête en l’air et déterminée ne vit que pour sa passion de la photographie, qu’elle pratique depuis ses plus jeunes années coulées sous le soleil du pays de Jean Ferrat : l’Ardèche. Après un BTS Photographie à l'ETPA de Toulouse, elle fait le grand saut et s’installe à Paris pour réaliser son rêve, travailler dans le monde de la photo. Pas impressionnée par ce milieu pourtant très masculin, elle partage désormais son temps entre son travail et sa fascination pour la beauté des petites choses, qu’elle adore immortaliser à chacune de ses sorties. Un simple coup d’œil à ses photos vous suffira pour comprendre qu’elle est talentueuse, mais ne comptez pas sur elle pour le clamer haut et fort : Aure-Elise peut aussi se révéler être une grande timide…

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A D V E N T UR E S
Quand j'étais petite, je passais toutes mes vacances dans le village de ma grand-mère, qui compte quatre-vingts habitants. Pour les vacances d'été, c'était génial. Pour les autres, beaucoup moins.
J'étais une petite fille solitaire qui rêvait d'aventures. Alors souvent, je montais le petit escalier en bois jusqu'au grenier. Il ressemblait à une échelle en colimaçon, qui s'arrêtait sur un palier en bois. On ne pouvait pas y tenir debout. Même moi, du haut de mes huit ou dix ans, je devais me baisser. Je me sentais comme une Alice qui doit se rétrécir pour entrer au Pays des Merveilles. Comme s’il fallait devenir humble pour passer cette petite porte et mettre la main sur tous les trésors que renfermait cette pièce. Et je passais mes journées à admirer les vieux objets, à lire les cahiers d'école de mes arrière-grands-parents, à plonger dans leurs histoires.
De nos jours, les gens passent devant une bâtisse abandonnée en se disant « Que c'est dommage »... Ils ne voient qu'un tas de débris. Un tas de ruines. De poussière.
Quand je passe le portail, la porte, la fenêtre, d'une de ces demeures, je suis de nouveau cette humble petite fille de huit ans. Je m'en vais admirer des trésors, écouter des histoires, et capturer leur beauté. Elles sont tristes et nostalgiques. Empreintes d'abandon. De solitude. Mais elles n'attendent qu'une seule chose : que quelqu'un les voit. Que quelqu'un les raconte.

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