Né en 1991, Thomas Garnier est un artiste contemporain et visuel ve- nant du monde de l’architecture. Diplômé d’État en 2016, il suit depuis la formation du Fresnoy, le Studio National des Arts Contemporains dont il est diplomé en 2018 avec les Felicitations du Jury. Il obtient le prix special “Révélations Art Numériques” de l’ADAGP pour son instal- lation “Cénotaphes”, renommée depuis “Cénotaphe 0”

Influencé par les collectifs d’architectes et artistes experimentaux des années soixante-dix tel Archigram, Superstudio..... Il se revendique pluridisciplinaire à la croisées de différentes techniques, puisant dans l’imaginaire et la richesse de différents champs créatifs.

Sa pratique est celle d’un artiste mais aussi d’un chercheur ou d’un hétérotopologue, tel que le définit Foucault dans son texte «les es- paces autres».

Il recherche donc des lieux singuliers et éloignés , des motifs humains et matériels qui remettent en question la fabrique consciente de l’es- pace, ainsi que les valeurs et les symboles qui lui sont conférés.

Que ce soit par le remaniement des images fixes ou en mouvement, de la mise en place de dispositifs spatiaux et automatisés ses créa- tions amènent à une vision éphémère et parallèle, une archéologie d’un monde dérivé et en dérive, coincé entre un onirisme fiévreux et une brutalité assourdissante.

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Quelque part dans un pays éloigné, des répliques de statues émer- gent d’un hiver brumeux.

Synthetica vous présente des images désertées qui laissent planer le doute, développent une impression de familiarité singulière. La série est composée avec l’idée de cette confusion des valeurs, du rappro- chement géographique brutal des espaces entre eux et avec l’obser- vateur.

Toutes les photographies ont été prises en Chine ou j’ai pu photo- graphier le phénomène de ‘‘duplitecture’’ ou copie a grandes echelle d’architecture occidentales et de statues. Le contraste entre l’espace urbain et la représentation étrangère des corps m’ont particulière- ment touché, surtout quand l’ont tient compte de la pudeur et de la censure operée sur le nu et l’érotisme dans le pays.

Le long de la serie de la série les corps et les architectures sont petits à petits manipulés et magnifiés. Les images factices et réeles se mé- langent magnifiant la sensation iréele d’une exploration urbaine sous couvert d’une brume teintée et toxique.