Nouveau livre "CHAOS"

Mis à jour : mars 7


"Chaos" est le premier mot qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai découvert Bangkok pour la première fois en 2017. J’y ai photographié l’accumulation, la confusion, la saturation, l’énergie, le mouvement brownien, la surabondance de tout.

Format : 150 x 200 mm, 68 pages. 28 photographies couleur. Imprimé sur papier Munken Polar semi-mat 150 g.

Postface de Mélanie Huchet.

Mise en pages : Raphaël Lévi.


Sortie avril 2021.

Disponible en pré-commande sur https://www.francoiselerusse.com/copie-de-chaos

Un horizon bouché. Un béton omniprésent. Un ciel, gris de pollution. Des immeubles, des chantiers, des échoppes en tous sens. Des bus, des voitures, des scooters, encore des bus, des voitures, des scooters. Sans oublier l’omniprésence du métro aérien et de ses viaducs. Et puis les gens. Beaucoup de gens : à la queu-leu-leu sur les innombrables passerelles piétonnes surplombant la rue, à quatre sur les motos, bloqués jour et nuit dans les embouteillages. A Bangkok, tous les éléments qui constituent une ville sont empilés sur plusieurs hauteurs. La première impression est celle d’étouffement, d’écrasement.


Je suis allée à Bangkok pour la première fois en 2017. Photographe urbaine je m’étais donné un défi : photographier une mégapole d’Asie à la densité et au rythme effréné, l’une de ces hypervilles dépassée par une démographie exponentielle, un développement hors de contrôle, un désastre environnemental. Le monde urbain du futur ? ou de la rupture ? La capitale thaïlandaise m’a rappelé cette phrase du Corbusier à propos de New York : un cataclysme au ralenti.




Le défi photographique à Bangkok c’est l’espace. Où que l’on se tourne, celui-ci est obstrué, fragmenté par les enseignes, les climatiseurs, les barrières, les poteaux, les câbles électriques. Il est difficilement lisible de prime abord.


Je me suis laissée guider par mes émotions. J’ai photographié les entrelacs graphiques des voies de pénétration qui se croisaient au-dessus des têtes et les taches colorées des voitures sur l’asphalte. J’ai photographié le Sky train, boa brutaliste qui surgit au détour des rues avec ses élancées de béton. J’ai trouvé poétiques les innombrables fils électriques qui tendaient leurs traits comme autant de toiles d’araignées semblant piéger la ville. J’ai photographié la verticalité, l’accumulation, la confusion, l’énergie, la surabondance de tout.


Et puis surtout, quelques-uns de ces millions d’êtres humains qui créent ce bouillonnement que l’on appelle la vie et qui donnent du sens au chaos.

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