LAUREATS DU CONCOURS SOPHOT 2019


« SIX DEGRÉS SUD »

© Gilles Nicolet


Six degrés sud, c’est la latitude de l’archipel de Zanzibar et le centre géographique exact de la Côte Swahilie. On constate dans cette région un effondrement dramatique des stocks de poissons, ainsi que des modifications du milieu dues au changement climatique. Il est probable que dans les prochaines décennies ses habitants soient contraints de quitter leurs rivages pour aller grossir les bidonvilles des grandes cités, avec comme corollaire la disparition de ces traditions millénaires.




« BHOPAL, DES SARIS POUR MÉMOIRE »

© Isabeau de Rouffignac


En décembre 1984 un gaz mortel s'échappe de l’usine chimique Union Carbide, submergeant la ville. Le visage de Bhopal, que nous livre Isabeau de Rouffignac, est celui de ces femmes qui, à sa demande et 35 ans après, ont accepté que Bhopal leur colle encore un peu plus à la peau, revêtant des saris sur lesquels sont imprimées des images de l’usine, des terrains pollués, des enfants malades, des articles de presse parus lors du drame. Elles réclament réparation pour les 3 500 morts directs de la nuit de la catastrophe et les 200 000 malades qui se sont ajoutés au fil des années.


FIVE OCTOPUSES : Cette femme de l'archipel des Quirimba, dans le nord du Mozambique, pêche le poulpe pour vivre. Chaque jour elle parcourt les récifs à marée basse, un travail exténuant qui lui prend des heures et ne rapporte presque rien

Vestige d’un arbre tombé dans la mer, victime de l'érosion marine. Les changements environnementaux dus aux activités humaines ont un impact croissant sur la côte swahili - Kilindoni, Tanzanie.



AFROZ JAHAN - 29 ans. Elle a bu pendant plusieurs années de l’eau contaminée et, aujourd’hui ne peut pas avoir d’enfant. Elle est institutrice à l’Orya Basti (quartier de Bhopal) depuis deux mois.

• Compensation financière perçue : sa mère, intoxiquée, a perçu 25 000 roupies (310 euros) • En arrière-plan, l’usine désaffectée.


DALIMA RAM - 53 ans. Enceinte de 7 mois, elle a perdu son enfant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 alors qu’elle courait pour échapper au nuage de gaz. Elle perd aujourd’hui peu à peu la vue, souffre de toux chronique et est asthmatique. Elle participe chaque année aux marches organisées en mémoire de la catastrophe.

• Compensation financière perçue : 2 x 25 000 roupies (2 x 310 euros).

• En arrière-plan, une radio des poumons d’un patient atteint d’un cancer.


http://www.sophot.com/upload/files/ResultatsSOPHOT2019.pdf


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