Ma passion pour les propriétés de la lumière et des capteurs optiques, concrétisée par ma formation scientifique, oriente mon travail photographique vers un axe principal : l’imperceptible et l’invisible, au service d’ambiances oniriques et décalées.
Cette notion d’imperceptible et d’invisible se retrouve à différents niveaux dans mon travail :

-  L’imperceptible temporel, où la photographie fige en un instant un long laps de temps, pour ne garder que les éléments statiques, témoins du temps qui passe.

-  L’invisible physique, en utilisant des appareils photo captant au-delà de la vision humaine pour révéler un univers alternatif, étrangement familier et pourtant différent de l’environnement que nous percevons.

-  L’invisible thématique, en traitant de sujets de société peu communs et en les dévoilant sous un jour nouveau.

-  L’illusion, en jouant sur les reflets et les perspectives pour perdre le spectateur entre plusieurs dimensions.

Ces différentes approchent me permettent de traiter des thématiques variées, de la glorification de la nature à la fragilité du corps humain en passant par l’impact de l’urbanisme sur l’homme et la planète. Mes travaux photographiques visent également à questionner le spectateur sur sa sensibilité à appréhender le monde, en le confrontant à des visions alternatives de son environnement.

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En photographie d’architecture et d’urbanisme, la contre-plongée, plus que dans n’importe quel autre domaine, révèle l’environnement sous un jour totalement original.

La notion d’espace se perd au profit des formes géométriques, des perspectives et des reflets. Cela au service d’une abstraction graphique dévoilant des détails et des assemblages de bâtiments.

La sélection que je vous propose balaye six années de photographie urbaine par différents moyens : argentique, numérique, visible, infrarouge.

Ici la tête est constamment relevée vers des cieux architecturaux inédits, ignorés par la plupart des citadins se mouvant dans la ville.