EN EXPOSITION DANS CE NUMÉRO :

 Philippe Timmerman vit et travaille dans le Nord, il est captivé par la photographie depuis l’âge de 15 ans, suite à un stage organisé par son professeur de français. 

Cette passion s’est renforcée au contact de quelques associations de photographes,  par son insatiable curiosité et sa volonté d’expérimentation sur ses projets photographiques.  

Il trouve son inspiration dans son intérêt pour l’art, la danse contemporaine, la contemplation de la nature et la poésie du quotidien. 

Il a créé de multiples séries d’images, où il mêle tout ceci, par exemple : 

  • « Dis-toi que nous ne finissons pas de naître » où il confronte des visages avec des œuvres d’art. 

  • Les séries « Totem » et « Calligraphie » sur les rapports corps/ écriture, corps /végétal et minéral. 

  • « Plis et drapés » inspirée par les drapés trouvés dans les peintures, les sculptures et les chorégraphies. 

  • « Fig. » où il détourne des planches anatomiques en masques et parures sur des visages et corps. 

  • Les séries « Les Jocondes », « Variations autour de la jeune fille à la perle » et « Les lumières du métissage » où il met en évidence la richesse de l’accueil des autres et de leur culture. 

Il a participé à diverses expositions individuelles et collectives et dans sa volonté de transmission il a animé de nombreux ateliers de pratiques artistiques essentiellement en milieu universitaire et scolaire.

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Les lumières du métissage» de Philippe Timmerman

Avec cette création,  Les lumières du métissage, Philippe Timmerman poursuit le travail entamé en 2009 avec sa série de Jocondes dans laquelle le cosmopolitisme d’une capitale européenne – en l’occurrence, Paris – donnait naissance à des milliers de Jocondes potentielles, de toutes couleurs, de toutes cultures, dans les rues, le métro….

Cette série de 60 photographies s’inspire directement de l’œuvre du photographe malien Seydou Keïta par le choix des poses des modèles et le jeu esthétique avec les tissus africains, avec des digressions vers Matisse, Klimt, des peintres orientalistes….

Philippe Timmerman montre à voir des corps mis à nu, des peaux blanches tatouées de motifs typiques des tissus d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique de l’Est ou d’Asie. Le rôle de la lumière est central dans ce brassage bigarré de références car c’est elle qui construit et confirme l’harmonie d’un monde métissé. Par le dispositif technique utilisé, toute la lumière éclairant les décors et les mises en scène semble émaner des tissus et vient magnifier le sujet.