Après des études aux Beaux-arts de Saint-Etienne dans le but de devenir dessinateur de BD,  je me suis retrouvé, emporté par de mystérieux concours de circonstances qui m’échappent toujours, photographe de presse. J’ai exercé ce métier avec passion, ou plutôt cette passion avec professionnalisme, pendant 35 ans. 

  Années 80, montée à Paris : manifs, soirées, portraits, élections, faits divers, attentats, paparazzi! Tout photographier avec avidité en espérant des parutions dans les magazines, du beurre dans les épinards et des bobines dans les boitiers (l’époque est encore aux films Noir et Blanc développés dans la salle de bain). Les quarts de page deviennent des demis puis des doubles pages. Photographe, c’est un métier!

   Je commence à piger pour le Journal du Dimanche sans savoir que j’y resterai près de 30 ans et que j’y gravirai les échelons : pigiste, photographe, grand reporter, rédacteur en chef photo. Travailler pour un grand hebdomadaire, c’est se retrouver en permanence au centre des évènements nationaux et internationaux qui font l’actualité.

   En parallèle, je collabore à plusieurs livres d’art des éditions des « Cahiers Intempestifs ». L’approche est opposée : le temps long face à l’instantanéité, l’auteur interprète du monde et non son traducteur. Avec cette démarche je rassemble des séries photographiques (de manière assez obsessionnelle). Je me fixe une contrainte (un seul sujet, un seul thème) que je travaille dans la durée, parfois plusieurs dizaines d’années. Ainsi de la série présentée, « On ferme! ».

ON FERME!

Ouvertures condamnées à la fin du XXeme siècle et au début du XXIeme.