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NARSISMIK
UN LIVRE DE JULIE LAGIER

ÉDITION NUMÉROTÉE DISPONIBLE EN PRÉACHAT À PARTIR DU 22 MAI 2024

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NARSISMIK

ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE & SIGNÉE PAR LA PHOTOGRAPHE

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Corridor Éléphant Éditions propose depuis dix ans des livres d’artistes émergents en édition de collection, limitée, numérotée et signée.

Le livre de Julie Lagier sera disponible en édition de collection, numérotée, imprimée sur un papier 170 g, avec une couverture pelliculée mate 350 g.

Format 21 x 15 cm. 102 pages. 49 photographies.

L'édition de collection est imprimée en France et envoyée par nos soins dans un très beau papier de soie bleu cacheté. Si cette édition de collection rencontre le succès, elle nous permettra ensuite de diffuser le livre en librairie (diffusion Dilicom). L'ouvrage sera imprimé en Allemagne sur un papier semi-mat 120 g avec une couverture pelliculée mate 250 g. Le prix de l’ouvrage en librairie sera le même que l'ouvrage de collection.

Afin de nous permettre d'imprimer le plus grand nombre d'exemplaires en édition de collection, nous vous proposons des lots composés du livre et de tirages de photographies extraites du livre. Acquérir le livre en édition limitée, c’est acquérir un objet unique faisant lien avec l'autrice.

PRÉACHETER / VOIR  LE LIVR

La photographie de Julie Lagier n’est pas une voix, mais un c(h)oeur à l’orthographie incertaine. Une multiplicité de timbres prenant forme et couleur dans le silence d’une image plane. 

Photographie réceptacle, chemin et passage où l’onirique se perd à des jeux de hasard aux prises avec un réel propre à chacun. Aux plus avisés la certitude que l’âge adulte est un mensonge ; aux autres la mémoire des contes qui murmurent les ogres et les nuits noires, les fantômes et les sorcières.

L’éditeur

NARSISMIK (EXTRAIT)

L'INTERVIEW DE JULIE LAGIER

Pourquoi photographiez-vous ?

Parce que ça me fait du bien ! Photographier me permet de créer une autre réalité à partir de ce que j’observe autour de moi, d’y définir un espace protégé sur lequel le temps, les événements, la réalité parfois, n’ont aucune prise. 

La photographie est un médium « émotionnel » parmi d’autres que j’explore, comme le dessin et la peinture, mais elle a cette particularité d’être mon premier amour. Mon premier appareil m’a ouvert le champ de tous les possibles. Ce boitier que je ne savais par quel bout prendre au début est devenu une « fabrique à images ». Ce petit engin me permettait de faire tout ce que je voulais, et j’ai pris goût à l’absurde, la dérision et la poésie. 

Ma relation à la photographie a évolué avec le temps, elle tend aujourd’hui à être plus engagée vers l’autre. Je photographie pour comprendre ou mieux comprendre, connaitre. Et si l’on va plus loin, mieux appréhender ce qui m’entoure me permet de mieux m’appréhender moi-même.

Et puis il y a cette évidence qu’une photographie, comme toute création, est une trace. Je n’échappe pas à ce rêve fou que peut avoir un ou une artiste de voir un jour ses croquis, ses carnets de notes, ses boites à idées raturées et ses œuvres devenir sujets à débat, voire à fantasme.

 

Chacune des photographies de ce livre est une mise en scène sans aucun réel repère de temps, pourquoi ?

C’est inconsciemment le reflet de mon rapport au temps, puisque je n’ai aucune notion, ni réelle accroche temporelle dans mon quotidien. C’est une force qui me permet d’aller à l’essentiel, sans réfléchir à une temporalité quelconque. 

Mon univers photographique est minimaliste : pas d’image sans humain, j’aime les angles droits mais je ne peux créer sans déséquilibre. Je me focalise sur l’essence de l’émotion que j’ai envie de transmettre, « son parfum » comme j’aime à dire. Le temps n’y a peut-être pas (encore) sa place.

Je photographie parfois des fantômes et un fantôme, c’est intemporel.

 

Certaines de vos photographies sont des autoportraits : que vous apporte ce travail ?

Je suis autodidacte, l’autoportrait m’a permis d’apprendre le fonctionnement d’un boîtier, les lumières et leurs ombres. Puis l’apprentissage est devenu rituel, un rendez-vous presque quotidien avec moi-même. Dans ces autoportraits, je raconte comment je me suis retrouvée en morceaux dans mes rêves et comment je les ai recollés dans la vie. L’autoportrait m’a appris l’autodérision et la désacralisation. Il a dompté mes cauchemars de « tours de passe-passe » en des clichés, je me suis aperçue que les cauchemars chroniques que je me promenais depuis l’enfance s'évaporaient. 

Comment créez-vous vos univers ?

Très peu de matériel et beaucoup d’inspiration, lorsqu’elle me fait l’honneur de sa présence. Le minimalisme prend plus de place qu’on ne le croit et j’aime sa contrainte. Je me sers essentiellement d’objets du quotidien, je les détourne de leur « réalité » pour les transformer en « messagers ». 

Mais une fois l’image prise, la post-production peut encore tout changer. En montage, je peux être facilement embarquée là où je n’avais pas prévu d’aller. L’improvisation est une alliée de taille dans mes créations, j’ai beau avoir une idée directrice, je me laisse toujours le choix d’aller ailleurs, avec de belles surprises, parfois accidentelles. 

 

Qu’est-ce qui définit le choix de la couleur ou du noir et blanc ?

Mon humeur, j’imagine.

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