EN EXPOSITION DANS CE NUMÉRO :

DA depuis de nombreuses années, je me consacre aujourd’hui exclusivement à la photographie. J’ai repris la photo au travers de projets artistiques personnels interrogeant des thèmes tels que la famille ou le poids des apparences dans la société…

Mon travail personnel est exposé dans plusieurs Galeries d’Art et est présenté sur de nombreux salons d’art en France et en Europe. J’ai également été invité à exposer dans plusieurs lieux culturels tels que le FMoPA à Miami (Florida Museum of Photographic Arts), L’institut Culturel Bernard Magrez, le Musée de Remiremont, Le Parc Caillebotte ou la Biennale de Nancy…

En parallèle de mes projets artistiques, je travaille pour mes clients pour qui je réalise des campagnes publicitaires.

Mon travail se distingue par mon goût pour la mise en scène et la lumière.

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Je vous présente ici plusieurs photos issues de séries distinctes mais traitant toutes de la société et plus particulièrement de la société aristocratique et/ou en abordant la culture du paraître. 

Vous pouvez voir l’ensemble des photos de chaque séries sur mon site www.malo-photos.com.

Je vous joins également ci-dessous les textes les accompagnant.

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La vie ordinaire d’un homme invisible

La série met en scène une famille des années cinquante,

dont on suit le déroulé d’un week-end type, du samedi matin jusqu’au départ au travail du mari le lundi matin.

Elle est composée d’images de tous les jours, comme extraites de leur quotidien et figées dans le temps. Ce sont des moments latents comme une photo en attente de son développement.

Le projet traite de l’absence et met l’accent sur une société très patriarcale, où l’époux se suffit à apporter tout le confort matériel pour le foyer sans pour autant échanger avec son épouse et ses enfants. A tel point qu’il en devient transparent, invisible aux yeux des siens.

Une vie de château

La série traite de la jeunesse dorée, de jeunes châtelains affublés de têtes de félins symbolisant la projections qu’ils ont d’eux même ; une image animale, seigneuriale et supérieure, une suffisance de jeunes hommes. Mais également l’aspect prédateur et carnassier pour les gens qui les entourent.

La série est composée de deux parties. La journée qui met en scène trois personnages que nous voyons évoluer dans des décors luxueux de façon nonchalante et dont les rapports semblent régis par le poids de la bienséance, étouffant les rivalités et les intérêts de chacun. Et la soirée où la bonne éducation va voler en éclat lorsqu’ils seront rejoints par un dandy accompagné de deux femmes, changeant les rapports entre les personnages et les faisant basculer vers la décadence et les excès.

Vanitas Vanitatum, Omia Vanitas

ll s’agit d’une vanité contemporaine. Allégorie chère à la peinture classique de tous temps. 

La vanité est le degré philosophique ultime du détachement par rapport au monde terrestre. Étude, art, science, technologie, argent, plaisir, richesse, puissance… 

Ici est mis en scène un homme tel Dorian Gray sorti du roman d’Oscar Wilde, vaniteux et suffisant, qui au plein cœur d’une soirée mêlant excès et décadence, entouré d’autres dandys, prend conscience de la vacuité de toutes choses et se retrouve projeté au milieu des symboles de la conscience. Chemin vers la sagesse qui ouvre plus fort encore ses portes à ceux qui se sont brulés les ailes.

 

Sans dessus dessous. Les conventions mises à nu.

Ses personnages vivent comme s’ils étaient sans cesse observés par un miroir. Ils ne sont que le reflet, toujours impeccable, de la bonne éducation et de l’univers compassé de la grande bourgeoisie dans laquelle ils ont grandi. Un monde où tout est codé, où tout est convention. Chez eux, l’habit fait le moine, et leurs vêtements expriment leur situation sociale, sans jamais aller trop loin. Pas question de tomber dans l’excentricité décadente du dandysme, même si la tentation est parfois grande. Le moindre de leur geste est aussi calculé, leur façon de tenir un verre ou de fumer une cigarette leur permettent de se reconnaître entre eux aussi sûrement que des empreintes digitales confondent un criminel. Dans cette comédie des apparences, chacun connaît son rôle par cœur, et sait que toute forme de spontanéité serait la pire des fautes de goût. Tous ont fait leur la devise des Windsor : « Ne jamais se plaindre, ne jamais s’expliquer. » Ces diptyques cherchent à illustrer leurs sentiments refoulés, le premier volet représentant leur vie telle qu’elle est en apparence, le second telle qu’elle devrait être pour peu qu’ils osent enfin se découvrir, être eux-mêmes. En les mettant à nu, est dévoilé ce qu’ils sont profondément et humainement, sans toute l’hypocrisie de ces cercles rendus vicieux par la distance que hommes et femmes s’efforcent de garder entre eux, alors que tous n’ont pourtant qu’une envie : se rapprocher les uns des autres, pour que leurs désirs deviennent réalité.