Lina Manousogiannaki est diplômée en Archéologie et Histoire de l’Art et depuis 2017, elle suit des cours de photographie à l’Académie de Dessin et des Αrts Visuels de Molenbeek, Bruxelles.

Son travail a été exposé dans plusieurs expositions personnelles, ainsi que dans des festivals tels que Ph9 et la biennale de l'Art Contemporain à Lyon, où elle a résidé jusqu’en 2012. Elle a participé à des événements internationaux à Malmö, Landskrona (2017), Copenhague (2013), Bruxelles (2013‐2019), Héraklion (2017), Toronto (2016) et Tenerife (2015).

De 2015 jusqu’au 2018, elle était éditrice d’Urbanautica, une plateforme qui se concentre sur l’anthropologie visuelle.

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Take a picture! It will last longer!

Mais le font‐ils vraiment ?

Une partie de l’idée marketing du film instantané était de capturer ces moments spontanés, rapidement, facilement, en toute simplicité.

Il suffisait de prendre une photo et ce moment durerait éternellement ! On avait l'impression de pouvoir simplement créer l'image d'un moment et ainsi, puisqu'il était matérialisé, il n'était plus nécessaire de le stocker dans sa mémoire.

Mais que se passe‐t‐il si cette image instantanée est ratée ? Que se passe‐t‐il si la caméra est en panne, si la chimie du film est séchée ? Que se passe‐t‐il lorsque la technologie et la technique échouent et le photographe n’a pas de preuve instantanée et de satisfaction matérialisée de ce moment spécial ? Ces moments se sont‐ils perdus dans le temps ?

Ces moments « perdus » sont le sujet de cette série. Puisque ces moments n'existent plus que dans ma mémoire, mélangés avec plusieurs autres images mentales que j’y garde, ils se confondent avec des créations visuelles imaginaires basées sur ma culture, mon éducation, mes sentiments, mes souvenirs de vie, mes idées et mes pensées. Une symphonie de petits détails que je garde en tête.

Lina Manousogiannaki

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