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ÉDITION LIMITÉE & NUMÉROTÉE DISPONIBLE EN PRÉACHAT À PARTIR DU 16 SEPTEMBRE 2026

JARDINS DES DÉLICES

UN LIVRE DE GILLES DESROZIER

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JARDIN DES DÉLICES

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ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE & SIGNÉE PAR LE PHOTOGRAPHE

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Corridor Éléphant Éditions propose depuis plus de dix ans des livres d’artistes émergents en édition limitée, numérotée et signée.

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Le livre de Gilles Desrozier est disponible en édition limitée, numérotée et signée par l''auteur.

L'ouvrage est imprimée sur un papier 170 g, Couverture pelliculée mate 400 g.

Format 21 x 15 cm. 100 pages. 63 photographies et textes.

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L'édition de collection est imprimée en France et envoyée par nos soins dans un papier de soie cacheté. 

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Afin de permettre d'imprimer le plus grand nombre d'exemplaires en édition de collection, nous vous proposons des lots composés du livre et de tirages de photographies extraites du livre. Acquérir le livre en édition limitée, c’est acquérir un objet unique faisant lien avec l'auteur.

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 PRÉACHETER / VOIR  LE LIVRE 

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​Ce pourrait être la cartographie d’un monde né des vestiges d’une mégalopole foudroyée et d’un no man’s land languissant. Né, c’est beaucoup dire : plutôt avorté en son mitan par un « désert » inconnu au bataillon des interruptions de grossesse. D’impasses en cul-de-sac, tout, ici, semble vouloir se dérober au sens de l’orientation...

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Marcel Moreau

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JARDIN DES DÉLICES (EXTRAIT)

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L'INTERVIEW DE GILLES DESROZIER

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Comment définiriez-vous votre travail ?

Je laisse ce soin aux critiques. Je ne suis pas là pour définir mon travail, je suis là pour le faire. C’est un travail qui exige beaucoup de moi, il se comporte comme un ogre. 

Impossible d’arrêter, de diminuer la cadence. Le labeur finira avec la bête. Rien ne stoppe l’hémorragie, ni les états d’âme, ni la maladie. Avec lui, le temps est parfois suspendu. J’adore cette sensation romantique : mon travail ralentit les ravages du temps.

 

Pourquoi superposer des images ?

Mon métier prend sa source à l’image saisie d’une pensée. Cette dernière se diffuse, prend forme ; en appelle d’autres. J’assemble une suite de vues, des flux de mots. Je les assemble avec des techniques plutôt utilisées par des peintres ou des graveurs. On pourrait dire que j’essaie de saisir l’occurrence. Elle a plusieurs directions et je la capte sous des angles différents. Comme Picasso, comme Bacon ; j’englobe en une seule forme la notion de vitesse et celle de l’angle. C’est surtout ma façon d’exposer une histoire sur une seule image. 

 

Comment naît l’idée d’une image ou/et d’une série ?

La première étape, c’est le voyage.

J’essaie de voyager le plus possible. Dans cet état, je me sens sensible à tout. La lumière, le paysage, le genre humain, animal, végétal… Je récolte, je vendange. L’animisme m’intéresse beaucoup. Il me semble que les grandes religions n’ont fait qu’édulcorer une richesse immense liée à l’homme plutôt qu’à Dieu. Pour être plus clair, l’idée de Dieu a séparé l’homme de ses liens métaphysiques avec la nature. Mon travail me permet de faire machine arrière.

Je regroupe les images en série car il m’est impossible de saisir en une seule image la diversité d’un thème.

Les séries sont toutes reliées au rêve. Il m’est important d’incarner le lieu des chimères et de l’apparenter à l’appareil photo. Ainsi, la chambre photographique devient la chambre où l’on rêve. Lorsque j’ai découvert l’allégorie de la caverne, j’ai été subjugué par les artifices qu’employait Platon pour nous faire entrer dans l’état de conscience. La réalité dépasse la fiction !

 

Pourquoi s’éloigner du réel ?

Le réel m’ennuie, je le fuis comme la peste. Dans ce livre, vous trouverez un poème qui commence par : « je ne regarde pas, je vois ». C’est ma démarche pour fuir ce réel qui, pour moi, est insignifiant.

 

Que photographiez-vous ?

Tout ce qui bouge !

Je n’ai aucune barrière, aucune limite.

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PREACHAT E R
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