PASSAGES

UN LIVRE DE JEAN-MARC CÉDILE

DISPONIBLE EN PRÉACHAT À PARTIR DU 06 NOVEMVBRE

PASSAGES

ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE ET SIGNÉE PAR LES AUTEURS

________

Corridor Éléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée et signée. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne.  
La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l’artiste afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible au travail du photographe. Le livre de Jean-Marc Cédile sera imprimé sur un papier couché semi-mat 150 g.

Il est question de beauté et d’infini dans le travail de Jean-Marc Cédile. Et si un cadrage est fait pour délimiter une image, les photographies semblent ici ouvrir à un « hors cadre ». On se dit alors que l’on connaît ce monde, qu’il est nôtre, qu’il suffit simplement de prendre le temps de regarder pour s’en assurer.
La série Passages est accompagnée des textes de François Go.

Édition limitée, numérotée, signée par l'auteur et certifiée par un cachet à froid.

Format 15x21 cm (format cahier). 

184 pages. 83 photographies

38,00 € *

*(Frais de port inclus pour la France / +2,00 € à l'international ) 

PRÉ-ACHETER / SOUTENIR 

"PASSAGES" 

L'INTERVIEW DU PHOTOGRAPHE

Pourquoi avoir choisi le noir et blanc ?

 

Photographier, c’est mettre en adéquation un cadre et une lumière dans un rapport au temps qui fige pour l’éternité quelques fractions de seconde.  

L’acte de photographier prend fin avec la pression exercée sur le déclencheur. S’ensuivent des périodes de réflexion et de postproduction qui permettront au photographe d’interpréter son image selon son imaginaire et ses sensations.

Le traitement de mes images en noir et blanc s’est imposé à moi lors de la découverte des travaux des maîtres américains Ansel Adams et Edward Weston, des humanistes avec Willy Ronis, Robert Doisneau, Sebastião Salgado, André Kertész, des « plasticiens » avec Helmut Newton, Ernst Haas, Michael Kenna, Cheyco Leidmann, mais c’est surtout le regard que portait sur le monde Jeanloup Sieff qui influencera profondément et durablement ma propre écriture.

Tous, hormis Cheyco Leidmann et Ernst Haas, sont des photographes exerçant principalement leur art en noir et blanc.

Le traitement monochrome me permet de m’affranchir de la réalité sans arrière-pensée et de conduire mes images au bout des sensations ressenties lors des prises de vues.

Ces dernières sont toujours pensées en noir et blanc, mais c’est lors du travail de développement et de postproduction que les « arrangements » (comme en musique) donneront la partition définitive.

 

Qu’est-ce qui vous pousse à photographier des paysages ?

 

Je photographie des paysages principalement à la française, ce qui peut sembler anachronique, mais cela me permet de donner de la profondeur en m’appuyant sur des lignes de fuite et des premiers plans très présents (et parfois absents).

Mes images sont toujours élaborées à l’aide d’un 35 mm ou focale équivalente dans d’autres formats.

En fait, je pense qu’il s’agit plutôt de portraits terrestres.

 

Comment avez-vous commencé la photographie ?

 

Ma toute première expérience de la photographie, c’est la découverte à l’âge de dix ans environ de la magie que représente la lente apparition d’une image sur une feuille blanche plongée dans un liquide à l’odeur particulière. Ce jour-là est apparue une évidence et est née une passion. Je serais photographe. C’est une rencontre avec Jean-Claude Dewolf, photographe et fondateur avec Jacques Rouchon et Henri Mardyks des Studios Associés, qui scellera définitivement ma carrière. Après avoir quelque temps assisté Jean-Claude et les photographes de passage au Studio des Plantes, je deviens indépendant en 1988 et auteur affilié à l’Agessa en 1994.

Il m’a fallu durant de nombreuses années construire, comprendre et prendre possession de mon regard pour me libérer des influences du début.

Pour moi, le maître-mot de la photographie c’est : authenticité.

 

Que cherchez-vous à provoquer chez le « spectateur » ?

 

Considérant que l’inscription dans un espace donné est aussi importante que le sujet lui-même (jamais de re-cadrage), je m’efforce à travers chaque image de donner au « spectateur » les premières lignes d’une histoire et l’invite à poursuivre cette dernière selon son imaginaire.

Construites dans un cadre rigoureux, parfois contemplatif où l’humain, s’il est souvent non représenté, reste malgré tout présent à travers les traces de son passage, ces images n’ont pas pour vocation de témoigner d’un état général, mais plutôt à procurer au « spectateur » des interrogations sur l’origine et le devenir d’une situation particulière.

Quelques dixièmes, centièmes, millièmes de seconde pour une éternité.             

EXTRAITS "PASSAGES"