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Née à Brest, j’ai grandi à Nantes et je vis et travaille actuellement à Paris. C’est ici que je me suis intéressée aux arts visuels et particulièrement à la photographie.
Aujourd’hui photographe de reportage indépendante, je couvre des événements pour des collectivités, galeries ou associations et j’accompagne également des artistes pour leur communication (portraits, photographies de leurs œuvres, vernissages, concerts...). J’aime le plus souvent travailler en lumière naturelle, sans mise en scène et capter au plus juste des ambiances singulières.

Parallèlement mes recherches personnelles me mènent sur des terres isolées sur lesquelles je prends le temps de séjourner et revenir à différentes saisons. Je travaille sur le long terme afin de mieux appréhender le territoire, m’en imprégner, laisser infuserjusqu’à m’attacher intimement au lieu. Ce travail tend vers une écriture proche de la fiction mais toujours bien ancrée dans le réel.

Mon travail a fait l’objet d’expositions en France et en Tunisie.

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Ma série L’Archipel a débuté en 2018 sur les îles du Frioul à Marseille.
Le Frioul est une sorte de microcosme, une entité vivante, minérale ou la présence humaine se fait rare à certaines heures. Les îles sont d’autant plus sauvages que l’on n’y trouve ni voitures, ni écoles, ni supermarchés.
J’aime cette dualité entre la lumière électrique du village et cette nature saisissante parsemée de vestiges, grillages, roches et cactus qui prennent un tout autre visage la nuit. Cela m’évoque l’image parfois rude dont le Frioul souffre parfois due à son passéde quarantaine durant la peste, puis militaire. Encore aujourd’hui les îles restent parfois oubliées, isolées de Marseille, d’où mes images sombres, bleues mais vibrantes à la fois. L’archipel est pour moi comme un théâtre, un huit clos, ou je laisse aller mon imagination. Je joue avec les éléments, qu’ils soient hélice, arbre ou plante jusqu’à leur faire parfois perdre leur netteté. Les lignes et formes se détachent du réel et évoluent comme les indices d’une histoire où les repères spatio-temporels auraient disparu. On ne sait plus très bien s’il s’agit du présent ou du passé, tout est mêlé et propice à la fiction.

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CORRIDOR ÉLÉPHANT GALLERY

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