SILENS ZONE 

UN LIVRE D'ISABELLE SCOTTA

DISPONIBLE EN PRÉACHAT À PARTIR DU 22 OCTOBRE

SILENS ZONE

ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE ET SIGNÉE PAR L'AUTEURE

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Corridor Eléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée et signée. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne.  

La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l’artiste afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible au travail du photographe. Le livre d'Isabelle Scotta sera imprimé sur un papier semi-mat 170 g. 

La photographie est aussi un acte de poésie, c'est ce qui marque lorsque l'on regarde le travail

d'Isabelle Scotta. L'Archipel comme Indoors sont des récits autant que des promenades aux couleurs

tranchées. La photographe y dévoile un monde qui oscille entre réel et fiction ou chaque trace

laissée par l'homme interroge son futur.

Il est des photographes dont les images produites sont des signatures en soi tant dans le traitement,

la perception de l'objet photographié que l'angle choisi, Isabelle Scotta est de ceux-là.

Édition limitée, numérotée, signée par l'auteure et certifiée par un cachet à froid. Format 15x21 cm (format cahier), 78 pages. 48 photographies.

 

34,00 € *

*(Frais de port inclus pour la France / +2,00 € à l'international ) 

L'INTERVIEW DU PHOTOGRAPHE

Pourquoi photographier ?
J’ai expérimenté différents médiums comme le dessin et la gravure, mais ce besoin d’être en mouvement pour m’exprimer m’a plutôt porté vers la photographie. Elle me permet de développer mon intuitivité par l’ouverture et la présence à des territoires que je prends le temps d’explorer. Il s’agit d’une démarche sur le long terme, faite d’allers-retours, afin de photographier toujours plus en profondeur. Photographier est une sorte de refuge où je m’appuie sur des traces architecturales, des objets hors d’usage ou des villes en désuétude, pour échapper à une certaine uniformisation contemporaine. 


Pourquoi avoir choisi, bien avant le confinement de photographier l’isolement ?
J’ai rencontré l’archipel du Frioul en 2018, et j’ai immédiatement été fascinée par ce territoire quasi vidé de présence humaine la nuit. Les îles sont parsemées de ruines, de bâtiments à l’abandon, qui rappellent cette période de quarantaine où des voyageurs venaient faire escale pour protéger le continent des maladies contagieuses. J’ai photographié le village désert et l’étrangeté de ces îles pendant deux ans, puis, en 2020 est venu le confinement, une quarantaine que j'ai vécue en banlieue parisienne. C’est naturellement, dans la continuité de cette démarche photographique que j’ai commencé à photographier un monde devenu clos et à l’arrêt face au virus.


Les cadrages comme les couleurs font de vos photographies des images oniriques. Est-ce volontaire ? Pourquoi ?

Je photographie à l’aube ou la nuit pour obtenir des lumières particulières, pour brouiller les perspectives et les repères spatio-temporels. On ne sait plus très bien où l’on se trouve, je cherche à décontextualiser, désorienter, tendre vers la fiction.

Il y a aussi une certaine rigueur dans mon travail, dans les lignes et le graphisme. Autant je me laisse surprendre à la prise de vue, autant je contrôle l’image au post-traitement. 


Que souhaitez-vous faire ressentir au spectateur ?
J’invite le spectateur à entrer en introspection, prendre le temps, et peut être y trouver une certaine résonance avec sa propre histoire. 

EXTRAITS DE  "SILENS ZONE "