EN EXPOSITION DANS CE NUMÉRO :

CORRIDOR ELEPHANT met en place des échanges de contenus avec d'autres magazines en ligne que l'Éléphant suit, lit, aime.

https://www.tk-21.com  

TK-21 LaRevue, en ligne depuis juin 2011 est une aventure collective, participative, qui introduit dans les débats sur les images aujourd'hui, des analyses et des points de vue échappant à la doxa.

TK-21 LaRevue présente et analyse des images venant du monde entier, elle ne soutient aucune ligne esthétique particulière, mais tente de comprendre ce qui aujourd'hui s'impose comme élément déterminant dans la société et en quoi l’image y participe.

TK-21 LaRevue est devenue un opérateur culturel mettant en place des expositions, des programmes d'échanges et de rencontres avec des artistes étrangers et s'inscrivant dans le champ éditorial  avec le magazine papier OVNI et des publications d'ouvrages sur des artistes.

Artiste Visuel et Photographe, Guillaume Dimanche pendant ses jeunes années a arpenté différents paysages naturels qui ont façonnées son regard et son approche artistique de voyageur et d’observateur de l’environnement. Formé aux Beaux-Arts de Poitiers, puis de Paris, il y a acquis un savoir et développé son esthétique. Son travail en photomontage, initié au début des années 90, dès les prémisses de l’art digital, a atteint une maturité et une écriture esthétique unique. Il est exposé aussi bien en France que dans diverses grandes villes européennes, au Moyen-Orient et en Asie. Il a été sélectionné et récompensé à plusieurs prix, publications photographiques et pour différentes résidences, bourses et aides à la création. Il anime des conférences, des ateliers et des cours de photographie. Son regard et sa technique particulière aboutissent en une œuvre singulière au XXIe siècle. Les compositions visuelles créées expriment une vision fantasmée et unique dans l’Art d’aujourd’hui.

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Dans les mégapoles contemporaines, remplies de communications et de mouvements, une jeune femme rêve. 

Ses rêves sont fait de structures puissantes, de mouvements rapides. Elle-même, par nature, elle est calme. Par habitude et nécessité, elle reste en attente, même si elle utilise n’importe quelle moyen de transport, réel ou virtuel. Quand elle prend une automobile, un métro, ou un autobus pour se rendre à son travail ou sortir en ville, de jour comme de nuit elle est assise. Elle reste ainsi chaque jour, pendant des heures. Parfois elle se rend dans un lieux de ses rêves, retrouve un ami rêvé, alors elles se met en mouvement. Son corps et son cœur battent. Souvent elle trouve ses rêves avec ses doigts, les yeux ouverts, avec un écran dans la paume.
En haut, dans un de ces buildings, elle a trouvé une place, mais elle ne lui convient pas vraiment. Le job est bon pourtant. Elle y connaît quelques personnes. À chaque étage elle peut trouver quelqu’un de sympathique et avoir quelques bonnes relations. Mais pas une rêvée. On peut aussi dire que certains étages sont plein de ragots et de tensions. Il y a certains endroits, contagieux, qu’on préférerait ne pas traverser. 

Tous ces batiments se meuvent par des énergies transmises par ceux qui les ont dessinés, puis ceux qui les ont érigé. Dans mes photographies construites, ce qu'on peut descerner est aussi donné par ceux qui vivent-là, ceux qui y travaillent et même ceux qui ne font qu'y passer.
On pense aux échangeurs de béton et aux nœuds de connection de la société. Là, vous n'y trouverez personne. Ils ont été construit pour soulager les fluides des royaumes des humains. On y voit un exemple, une démonstration de la façon dont la communauté, la société autour de la jeune femme veut qu'elle soit : forte, rapide et invincible. Mais elle a besoin d'autres beautés, de douceur et de poésie dans ses modèles. Ses rêves le lui donnent.
Est-ce que le rêves sont assez ?
Une jeune femme rêve.