Profil classique du mauvais élève Grégoire Philipidhis préfère dessiner sur ces genoux plutôt qu’écouter ses professeurs, après avoir écourté ses études, il devient tour à tour illustrateur, directeur Artistique, puis photographe pour les magazines de modes et les agences de publicités, il crée entre autre le magasine jill, gagne quelques prix au club des directeurs artistiques, France et Italie. Depuis 2002, il développe une écriture personnelle sous forme de lightpainting. Cette approche lui permet de distordre le caractère hyperréaliste qui est habituellement lié à la photographie et d’introduire un traitement manuel à l’intérieur de cet univers mécanique. Le principe se réalise non pas sur la saisie d’un instantané mais dans la durée, le mouvement et l’absence.

___________

PORTRAITS : les effleurés.

Ce travail de portrait et d’auto-portait est réalisé en light-painting, cette technique offre en directe la liberté de distordre le caractère hyperréaliste lié généralement à l'imagerie photographique.
C’est surtout aussi pour moi une façon d’introduire une gestuelle dans l’écriture final de l’image.

_________

SE DEVOILER DANS LE NOIR.

Toutes les personnes photographiées ont eu l’occasion de voir mon travail avant de poser. C’est donc sciemment qu’elles s’engagent dans cette approche où leur physique ne paraîtra pas “avantageux”...

La personne photographiée se trouve généralement chez elle, plongée dans le noir, entourée, d’objets et de décors qui forment son quotidien.
La mise en lumière se pratique comme un dessin, la prévisualisation et la spontanéité du geste sont des points déterminants.

Dans le noir, la longueur des expositions, la concentration mutuelle ainsi que l’ambiance étrange qui en découle offre une approche particulière, qui au fil de la prise de vues crée, une perte de repère, un oubli de soi. Ce cheminement mènent peu à peu à une construction poétique et complice de l’image.

l’ambiguïté du réalisme superposée à un tracé naïf et à la désincarnation des personnages, est une démarche volontairement picturale dont la perception visuelle se situe entre peinture et photo.
Une manière pittoresque de renouer avec les bases du portrait et d’associer divers pratiques issues de mes expériences professionnelles...