Amatrice de photographie depuis des années, j’arpente les rivages du Finistère-sud, les rues d’Île-de-France et parfois d’autres lieux, munie de mes appareils photo, argentiques et numériques.

J’ai une prédilection marquée pour les paysages dépeuplés, qu’ils soient urbains ou naturels et une passion immodérée pour la rouille.  

 

Travaillant à la Maison de la culture du Japon à Paris, J’ai eu la chance dans le cadre de mes fonctions, de réaliser des portraits d’artistes japonais reconnus, et d’être publiée à plusieurs reprises. Je consacre désormais de plus en plus de temps à l’écriture de projets photographiques.   

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Alphaville 

Certains quartiers de Paris offrent un paysage caractérisé par d’immenses immeubles posés sur des dalles. Séparés ainsi du reste de la ville, ces espaces sont le lieu d’une architecture fonctionnelle, favorisant des circulations piétonnes et routières séparées, au coeur d’un univers qui semble déshumanisé. 

 

Tunnels, passages, souterrains, façades de béton percées de centaines de fenêtres éclairées : ces lieux forment des îlots d’étrangeté et de démesure au creux d’un Paris largement haussmannien. 

 

Ils évoquent un imaginaire urbain marqué par l’anticipation, la science fiction et le roman noir. Ces photographies argentiques soulignent ce trait fictionnel rappelant le film de Godard Alphaville et la réalité de la place de l’humain dans ces endroits à l’architecture démesurée. Rarement, une fleur vient adoucir les angles de ces atmosphères bétonnées...