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L'ÉCOLE PYRÉNÉES 
UN LIVRE DE FRANÇOISE LAROUGE

DISPONIBLE EN SOUSCRIPTION DU 18 JANVIER AU 17 FÉVRIER  2023  

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L'ÉCOLE PYRÉNÉES

ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE ET SIGNÉE PAR LE PHOTOGRAPHE

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Corridor Eléphant propose une collection de livres papier en édition limitée, numérotée et signée. Ces livres sont disponibles dans sa librairie en ligne.  

La maquette, l’impression et le choix du papier sont réfléchis avec l'auteur afin que l’ouvrage corresponde avec le plus de justesse possible à son travail. Le livre de Françoise Larouge sera imprimé sur un papier semi-mat 170 g. 

La photographie de Françoise Larouge est tout à la fois photographie de reportage, photographie humaniste et travail de mémoire.

Elle témoigne d’une école publique possible et pourtant rare. Elle dit en noir et blanc une qualité d’enseignement et de travail que ne connaîtront pas une grande partie des enfants de notre époque. 

Françoise Larouge saisit l’insouciance et la liberté qui découlent d’une confiance mutuelle entre enfants et équipe pédagogique, elle montre que ce que nous pensions passé ou révolu est possible.

Édition limitée, numérotée, signée par le photographe et certifiée par un cachet à froid. Format 21x15 cm (format cahier), 86 pages. 57 photographies.

38,00 € *

*(Frais de port inclus ) 

L'INTERVIEW DE FRANÇOISE LAROUGE

Pourquoi photographier ?

J’ai dès l’enfance été irrésistiblement attirée par l’art en général. Les héros de ma jeunesse étaient tous et toutes des artistes. J’ai tenté de nombreuses expériences. Finalement, c’est la photographie qui s’est imposée à moi. Je ne sors jamais sans un appareil photo et si jamais je l’ai oublié, je vois, c’est certain, une photo qui va m’échapper faute de pouvoir la fixer. Je peux grâce à la photographie à la fois tenter de capter l’instant et travailler la forme. J’ai suivi des études d’histoire de l’art qui constituent une base très utile. La photographie me permet aussi de mélanger les arts que j’aime. Je n’ai pas pu être danseuse professionnelle, tant pis, je photographie la danse ; je n’aurais jamais osé être actrice, je suis le Petit Colossal Théâtre ; je ne sais pas écrire, je réalise des diaporamas qui tentent de raconter des histoires...

 

Pourquoi avoir choisi de faire un travail sur l’école publique ?

C’est l’aboutissement d’un long cheminement. J’ai commencé à photographier l’école publique de mon quartier dès que mes enfants y sont entrés. En maternelle, grâce à Messieurs Bartoli et Perrin, j’ai pu réaliser un court-métrage ayant pour objet de présenter la ludothèque à la hiérarchie scolaire. J’ai été élue au conseil d’école avec des parents qui partageaient le même attachement pour l’école Pyrénées en maternelle et en primaire. Nous pouvions aussi bien vendre des gâteaux que nous mobiliser pour aider des familles en difficulté. L’école publique, c’est le lieu où tout le monde se mélange, la culture commune étant l’École. J’aime les mélanges.

Je voulais aussi redonner ses lettres de noblesse au métier de professeur des écoles. Étrangement, c’est un des métiers les plus discrédités. Il me semble qu’on ne se rend pas compte de l’investissement personnel que ce métier demande.

 

Quels sont les principaux écueils auxquels vous vous êtes confrontés en photographiant des enfants ?

L’épineuse question du droit à l’image m’a imposé de ne pas photographier certains enfants. Par exemple, deux élèves de CM2 sont venus me le demander dès le premier jour, de manière impérieuse, ce qui m’a au départ quelque peu refroidie, car je ne voulais surtout pas m’imposer.

Quand l’information venait des parents par l’intermédiaire des enseignants et des cahiers de textes, parfois l’enfant ne semblait pas savoir qu’il ne devait pas être photographié. Cela me mettait dans des situations encore plus délicates. J’ai tenté de mémoriser les visages des enfants en question et leur position en classe. Mais ce ne fut pas toujours évident, car dans une classe en 2022, les élèves bougent. Il y a de nombreuses activités transversales. Et surtout, j’avais l’impression d’exclure ces enfants.

Heureusement, la grande majorité des parents ont accepté le projet et leurs enfants aussi.

Le second écueil a été de savoir dire non aux enfants qui se plantaient devant moi pour être photographiés pendant les récréations.

Mais en général la consigne a été bien comprise. Du CP aux CM2, tout le monde savait que je ne voulais pas de pose. Le seul portrait d’enfant qui est dans le livre a été proposé par la professeure d’arts plastiques. Il a été pris en une seconde. L’enfant n’a pas eu le temps de poser.

 

Vous travaillez toujours par thème, comment les définissez-vous ?

Je suis très rarement satisfaite a posteriori de mes photographies alors je recommence. Ainsi apparaissent des thèmes récurrents qui révèlent mes obsessions comme la danse, les statues, la vie urbaine, les manifestations, mon chat.

 

Votre photographie est humaniste, diriez-vous qu’elle est politique ? Pourquoi ?

Mes photographies sont rarement politiques. Même en manifestation, je suis parfois plus focalisée sur des détails que sur le sens politique qui pourrait apparaître.

Les photographies que j’ai prises à l’école ne sont pas politiques non plus. Car elles n’ont rien de démonstratif. J’ai remarqué que les enseignants sont en interaction permanente avec les élèves. Ce sont ces interactions que j’ai tenté de saisir. J’ai aussi été très impressionnée par la capacité des enfants à vivre ensemble dans un cadre comportant de nombreuses règles.

Mes photographies ne sont pas politiques, mais il est vrai que l’école est un sujet qui fait souvent partie de l’actualité politique.

On parle souvent des espèces animales en voie de disparition, j’espère ne pas être le témoin d’une école en voie de disparition.

https://www.instagram.com/francoiselarouge/

EXTRAITS DE  " L'ÉCOLE PYRÉNÉES 

N'ayant pas le droit de montrer des visages d'enfants sur internet nous vous proposons des détails de photographies extraites du livre