Après avoir été pigiste pour le magazine ELLE pendant une dizaine d’années, je suis devenu collaborateur régulier du Figaro Magazine. Produire des reportages : tourisme, art de vivre, loisirs, gastronomie et société. Des portraits aussi ...

Toujours la même question: "Quel genre de photographe êtes-vous?" Photographe...

Aux événements sensationnels, je préfère la poésie, l'humour et la beauté de la vie quotidienne. J'aime la lumière, la couleur, le mouvement et les gens. L'être humain est un objet de fascination illimitée.

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Improbable rencontre. En apercevant Amber assise, orpheline sur la chaise en fêlée d’une brocante du sud de la France, j’ai craqué. Touché au cœur, allez savoir pourquoi. Acheter une poupée ? Même pas peur du ridicule.

Trois matins d’une lumière sublime à fumer des clopes avec elle au breakfast sur la terrasse du jardin. Elle ne dit rien, immobile avec son regard abîmé… Le quatrième jour, j’attrape le Nikon d’une main, et Amber de l’autre. Shooting improvisé, le même rituel pendant une semaine. Jusqu’à ce que je comprenne qu’elle est une muse.

Sentiment étrange face à cette beauté crue. Elle, ses égratignures, moi, mes blessures. Réminiscence d’un monde artificiel et voyeuriste.

Amber est un produit, et l’image de ce produit à l’état brut

Amber est le selfie de l obsolescence programmée. Cliché des bimbos de tous horizons. Amber c’est toi. La parisienne névrosée - la cagole décomplexée - la pute slave - la gringa de Cancun – l’argentine qui se la pète aux Bahamas – l’escort Thai qui nourrit sa famille ou la brésilienne plastiquée de la tête aux pieds. Amber c’est vous, les femmes asservies par le dogme d’une beauté artificielle. Amber est l’icône obsolète d’une vision de la femme tout aussi obsolète.