YANNICK RIBEAUT

Yannick Ribeaut est un artiste communicant visuel. Basé à Paris, natif de la région bordelaise, de formation initiale en graphisme, en information et communication, il est ensuite diplômé en direction artistique multimédia ainsi que du master de l’école nationale supérieure de la photographie d’Arles. Son expérience dans les domaines de la publication, de la photographie, de la vidéo, de la conception graphique ainsi que des stratégies de communication l’emmène à porter un regard inspiré sur le monde. Professeur d’Arts de la photographie, enseignant en design graphique, il se consacre à l’image sous ses nombreuses formes. Il explore les limites de forme documentaire et se met en quête d’une expression contemporaine. Et il développe son expression plasticienne, chacun de ses sujets étant conçu comme un essai, associant aussi aux images fixes elles-mêmes sur de nombreux supports, sons, vidéos et dessins.
Photographie documentaire ou fine art, la nécessité de s’exprimer, résolument créative semble être sa vrai nature. Ses travaux ont été publiés dans la presse quotidienne, le monde, Libération, Télérama, les Inrocks. Il continue toujours de scruter le monde, d’observer les sociétés par ses travaux de commande ou de recherche de nouveaux langages. Il utilise l’argentique, le numérique en plein format ou de plus grands formats à la chambre parfois ou le moyen format qu’il affectionne particulièrement car il impose une autre distance.
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NEIGHBORS PROJECT Expérience individuelle et collective.
Intitulée « Neighbors project », suite à une première série réalisée à Shanghai entre 2013 et 2016, j'ai ensuite souhaité étendre cette expérience photographique à une autre mégapole, Paris. J’ai choisi deux villes-mondes, symboles de notre société contemporaine, Shanghai et Paris. On part du territoire intérieur, l'intime, pour tendre vers l'extérieur, le collectif. Puis, comme pour former une boucle, du collectif, on revient aux habitants.
Cette série porte notre réflexion sur la cité, l'individu, la distance, l'interdépendance, l'altérité, nos modes de vies. Au travers du prisme de leurs fenêtres les habitants portent leurs regards vers l’extérieur. Cet instant pris à regarder vers l’autre, n'est-ce pas, peut-être, pour mieux se regarder à l’intérieur ?
« Neighbors projet » nous renvoie à cette posture quotidienne partagée aujourd'hui par plus de la moitié de la population mondiale regroupée en milieu urbain. La ville, celle-là même qui fait de nous tous des voisins neighbors. Ces images nous questionnent, sur nous, l’environnement, notre maison commune, notre village planétaire, notre habitat, notre espace de vie, ceux qui fondent la cité, leurs habitants. Aujourd'hui, durant cette période de pandémie, cette série fait écho et prend une nouvelle dimension avec ce que viennent de vivre les populations du monde entier, dont une grande partie s'est trouvée confinée dans ses logements. En ces temps de réflexion sur notre avenir commun de repli sur soi, d’introspection, de confinement, de distance que nous prenons par rapport à nos modes de vie, que souhaitons nous pour nous-mêmes et pour les générations futures ?
Je me sens concerné, préoccupé par le monde et les défis à venir, tant sur le plan humain, qu’environnemental. « Neighbors project » se fait l’écho de notre monde et de ses enjeux contemporains. En 2010, Shanghai accueillait l’exposition universelle, dont le thème était « Meilleure ville, meilleure vie ». Dix ans plus tard, c'est toujours et plus encore cette quête universelle au plus profond de nous qui forge notre espérance de vie.
Dans cette entreprise photographique, j'ai été inspiré par l’œuvre de nombreux photographes dont ceux qui ont participé à la création de l'œuvre « The Family of Man », ou encore à Jack London qui, lui, qualifiait ses photos de « documents humains... s’il est réellement possible de lire sur un visage humain non pas l’histoire d’un seul homme mais celle de l’humanité, c’est raconté ici ».
Par le fait de la sérialité, avec un schéma de prises de vues identique, je souhaite créer un effet d’amplification. Comme le disait Le Corbusier, pour ouvrir « des yeux qui ne voient pas ».
Un projet photographique d'auteur de style documentaire social, prolongé en expérience photographique collective.

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