YANN CIELAT

J’ai toujours été un passionné d’images. Déjà adolescent, je commençais à me forger une solide culture cinématographique. C’est donc naturellement que je me suis d’abord tourné vers la vidéo, et bien qu’autodidacte, mon parcours m’a amené à réaliser plusieurs courts-métrages et à mener des collaborations variées, et plus particulièrement dans le monde de la musique et du basket professionnel, jusqu’à en faire mon métier.
Pour autant je n’ai commencé la photographie qu’en 2009, en accompagnant deux amis lors d’une sortie shooting, simplement armé de mon petit compact Nikon. Je suis instantanément devenu accro, la photo me permettant d’exprimer ma vision tout en m’affranchissant des lourdeurs matérielles et logistiques de la vidéo. Depuis 2009, la passion reste la même, mais je ne cesse d’essayer d’évoluer, de gagner en rigueur, d’améliorer mon traitement...
Mon univers est essentiellement urbain. J'ai commencé en parcourant les friches et autres lieux abandonnés, en travaillant sur ce que j'appelle une esthétique du chaos. Je ne m'y limite plus désormais. La ville dans son ensemble est mon principal terrain de jeu. Je suis un photographe plutôt instinctif, j'aime beaucoup travailler sur la géométrie des lieux, sur les murs et leur charge émotionnelle, leur histoire. Je travaille exclusivement en noir et blanc.
Ma démarche est plutôt graphique, en recherchant plus des impacts « visuels » que signifiants ou symboliques. Je ne veux pas avoir d’approche documentariste. Au contraire, je réinterprète les lieux pour que mes photos, au fil du temps, se confondent et ne forment qu’un seul univers. Depuis 2011, j’ai eu l’opportunité d’exposer plusieurs fois, essentiellement mes séries consacrées aux friches urbaines, à l’architecture ou à la photographie de rue.
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Cité graphique.
L’architecture est présente partout, elle fait partie du quotidien de chacun, nous accompagnant presque anonymement et pourtant de façon permanente.
Elle fait également partie de mon quotidien de photographe en tant que sujet, mais sujet débarrassé de son usualité et libéré de son contexte afin de pouvoir être érigé en œuvre.
J’ai voulu redonner aux travaux des architectes leurs lettres de noblesse, et mettre en lumière leurs lignes et leur géométrie en travaillant sur l’aspect graphique des bâtiments. Tout ceci afin de créer un ensemble très urbain et à la limite de la dystopie science fictionnelle, en tissant un paysage urbain très vertical, oppressant et aliénant, à un point tel que j’ai fait disparaître les humains de mes photos.
J’ai pensé ma sélection en insistant sur la diversité, l’harmonie et la cohérence graphique, dans le but de créer une ville futuriste dominée par les lignes droites et la verticalité. Et en ayant toujours à l’esprit et comme influence le cinéma dystopique, allant de Métropolis à Bienvenue à Gattaca, en passant par Dark city ou Blade runner.
Le noir et blanc est un choix esthétique qui a, jusqu'à présent, toujours guidé mon travail. La monochromie donne ici une homogénéité et une intemporalité à cet univers fantasmé. Le paysage urbain d'aujourd'hui crée la ville de demain.

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