WILLIAM GUILMAIN

William Guilmain est un auteur-photographe autodidacte qui s’est passionné pour la photographie quand les mots de ses poèmes ont fini par manquer. De par sa formation initiale de chercheur en biologie il ne cesse de questionner le monde qui le fascine. C’est au travers de cet esprit tantôt cartésien tantôt romantique qu’il retranscrit les émotions qui le parcourent en résonnance avec les instants de vie et les paysages qu’il traverse. Il conjugue le désir d’une esthétique photographique directe avec le souci permanent de transmettre une émotion ou d’interroger le spectateur qui s’attardera sur ses images. Curieux du monde et de la société, il débute son travail d’auteur en réalisant la série « Urban Women » dans laquelle il s’interroge sur la place des femmes dans l’espace urbain. Ses travaux deviennent ensuite de plus en plus intimistes en dévoilant ses interrogations personnelles (Série « No kids Around ») qui nous ramènent à nos propres doutes existentiels. Ses photographies nous parlent de sa quête « d'Être », sur les chemins à parcourir, les mondes intérieurs, la place de l’humain dans l’univers (série « Cosmos », « The edges of the world » et « De sève et de sang ») et sur la résilience (série « Hématome »).
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En quête de tes racines tu fouilles l’humus et déranges les feuilles mortes, vestiges des épopées fleuries. Tes doigts s’enracinent au sol. Est-ce le battement de ton cœur ou le pouls de la Terre qui vibre dans tes veines ? Prise aux vertiges de la réminiscence tu enlaces ce tronc près de toi à n’en faire plus qu’un, à devenir ce phasme vertébré : mimétisme ! Aurais-tu croisé le regard « médusa » d’une dame blanche de la forêt ? Tes cheveux qui s’enlacent en lierre, pieuvre étouffante ou trop aimante. La peau : écorce. Les veines : xylème. Le sang : la sève. Deviens bois ! Tu coules le long des vaisseaux ligneux comme on court le long des lignes de la main. Connaitre une seconde la douceur des fruits mûrs et la douleur de la lame. A présent réfugiée dans cette graine en dormance s’opère une patiente mutation. Du souffle des feuilles j’ai perçu le mot « renaissance ».

©WILLIAM GUILMAIN
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