SERGE SAUTEREAU

Après une maîtrise d'Arts Plastiques à Paris 1, Serge Sautereau photographie les ombres dans la ville et sur le corps féminin. Ces photos lui valent entre autres le Prix du Jury Noir et Blanc Ilford.
Spécialisé en photo d'architecture et de paysage, il suit pour le Grand Louvre la construction de la Pyramide (1987-89), l'évolution des statues et façades (carte blanche). Il photographie pour le ministère de l'Environnement les sites classés (1997-2000), les paysages et ouvrages d'art comme le canal du Midi ou de Bourgogne (1994-96).
Il travaille en indépendant pour des institutions et collectivités locales, des sociétés immobilières et du BTP, pour l'édition et la presse magazine.

Parallèlement, il réalise des explorations intimes entre différents plans de réalité, sous formes de récits en images, avec ou sans mots.

Son travail est soutenu par le MNAM et le Fonds National d'Art Contemporain.
Expositions : BNF (2018, « Paysages français »), Mois de la Photo, Centre Pompidou…

Il enseigne la photographie numérique et argentique depuis 1997 (Cours d'Adultes de Paris) ainsi qu'à Auxerre sous forme de stages à thèmes variés.
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La dernière pyramide
Note d'intention

À partir de 1987 le Louvre m'a missionné pour photographier le chantier de la construction de la pyramide, un des Grands Travaux du président François Mitterrand. J'ai pu déambuler à ma guise, jour et nuit, du fond des réserves d'œuvres au faîte des toits, passant par les portes dérobées derrière les grandes toiles, découvrant d'antiques égouts remplis de bric-à-brac, un abri antiatomique avec vélo pour fournir le courant, des faunes sculptés lovés entre deux arêtes de toits, une surprenante Vénus hermaphrodite ou encore des momies frissonnant sous la cellophane au cœur des réserves…
Ombres et lumières, construction-destruction, neige et brouillard, fantômes et squelettes se sont succédé jusqu'à la disparition de l'échafaudage sous la pyramide et l'éclosion d'un nouveau monument, diamant veillant désormais sur le Musée des Rois.
E la nave va…

"Il reste, au milieu des ombres, au pied de l'ancien château, une présence.
Une parole lointaine semble animer parfois les statues des réserves.
La pyramide de verre et de métal capte l'énergie du ciel puis la distribue dans chaque angle de l'édifice comme un flux nécessaire et invisible :
c'est le sang du dernier pharaon.
L'Histoire infuse, se transmet sans parole.
Le passé, le présent, le futur convergent en ce point ultime de Beauté." (Kajan)

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