MIKA PAGNAT

Dés mes jeunes années en banlieue parisienne, j'emprunte la boîte noire (Canon AE1) de mon père pour m'exprimer sur mes ressentis.
Cet intime essentiel, brumeux et bouillonnant que je ne peux pas dire autrement « existe » à cet endroit. Il peut être relaté et montré au monde.
Il s'agit d'être vu et de donner à voir.

Je passe de longues heures à errer, musique en tête, yeux à l'affût.
C'est paradoxalement dans ces moments ou je me laisse aller à me perdre que je suis le plus à ma place, que quelque chose se tisse, qu'une histoire voit le jour.

S'en est suivie une longue pause, des années, à privilégier les études supérieures et ma carrière dans l'informatique.
Mais l'urgence de la vie ne supporte pas les baillons.
Le besoin de catharsis m'a ramené à mon essentiel, à revisiter ma façon d’être au monde.
Je me suis autorisé de nouveau à me faire surprendre, à transitionner, à voyager par delà les normes…
La photographie est revenue « naturellement » à moi.

L'image accompagne le langage et m'accompagne dans ma pratique thérapeutique.
L'image a ce pouvoir de soutenir les mots, de susciter l’émotion, permettre l'expression d'une singularité.
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Fenêtre ouverte sur quelques uns de mes états d'âme,
dessiner les contours de mon être animé, voyageur entre ciel et terre.
Je suis là et ailleurs, parmi le monde et singulier
Sur le bord, à côté, à la marge, explorer, témoigner.
Tête à l'envers, et si on jouait à regarder le monde autrement ?

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