MÉLANIE DORNIER

Après plus de huit ans passés en Asie, Mélanie vit et travaille aujourd'hui en Normandie.
Mélanie photographie le monde qui l’entoure ; elle questionne les identités et les actes des individus. De formation initiale dans le social, elle perfectionnera sa vision d’auteur grâce à des stages longs dans la photographie.
Observatrice de la transformation sociale, son activisme esthétique s'engage dans des causes qui lui tiennent à cœur comme le genre dans la société indienne.
De retour en France, en parallèle à son travail documentaire, Mélanie se recentre sur un environnement intime qui nous plonge entre réel et fiction.
Outre des expositions et publications en France et à l’étranger, le travail de Mélanie a été reconnu par ses pairs (Zoom, Salon de la photo 2011) et récompensé pour son engagement (Feminist photo Award, Etats-Unis 2017). Sa première monographie sera publiée par Corridor Eléphant en 2018.
Aujourd'hui, en tant que photographe intervenante, elle donne à la photographie toute la dimension d’action sociale qu’elle souhaite.
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Dernière danse

Le temps, les traces du passé et la fragilité de ce qui nous entoure, a amené, un jour, la photographe devant ce type de lieu où la porte est restée ouverte…
Les derniers habitants ont emporté des objets dans un tintamarre quotidien, les pleurs et les rires ne résonnent plus entre les murs. Le brouhaha d’une vente a décimé ce qui restait. À pas de loup les pilleurs sont venus se servir… Le claquement de la porte n’a pas réussi à la refermer. Les lieux ont été abandonnés.
Le silence y est maître et seule la lumière s’épuise à faire vivre les derniers essoufflements. Entre interdit et curiosité, on s’invite à entrer.
Le craquement des pas sur le plancher résonne. Intrigué et curieux, on avance entre objets délaissés et murs marqués d’une vie passée. Dans notre solitude, l’intimité d’un inconnu s’imagine devant nos yeux. Le cadenas a sauté, le verre a été brisé.
Notre ouïe s’habitue au silence, attentive au moindre bruit. En entendant, un craquement ou un cliquetis, nos sens sont en émoi. Dans le silence d’un dernier soupir, la nature reprend ses droits. C’est le temps d’une dernière danse qui rompra la solitude de ces lieux.

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