JOSEPH CAPRIO

Gérard Lenne, dans son ouvrage « Erotisme et cinéma » écrit : « Une des toutes premières fonctions de la photographie, puis du cinématographe, a été de donner le corps en spectacle, à l'état de nature. Or, l'image de la nudité choque la pudibonderie, l'oblige à se déclarer. D'emblée, elle est donc la pierre d'achoppement de la censure et de la liberté d'expression. »
En photo, bien plus qu'en peinture, la nudité de l'homme choque et est encore bien loin d'être acceptée, malgré ce que l'on veut bien en dire. Au risque d'être taxé de provocateur, mon premier discours, au début de mon travail, a été d'apporter des arguments pour faire tomber ce tabou. Le nu masculin est devenu ainsi un des buts de mon travail. C’est d’ailleurs dans ce sens que Jean-François Bauret a composé, au début des années 80, un livre qui s’appelle « Portraits d’hommes nus connus ou inconnus », son but étant de s’opposer à la déferlante de photos de corps féminins. Lorsque je me suis mis à exposer en galerie, mon but était de faire comprendre aux gens que le corps de l'homme pouvait être aussi beau et agréable à regarder que celui d'une femme et surtout pas obscène.
C’est à ce moment-même qu'une grande marque de cosmétique a lancé un produit destiné à la gent masculine. Leur accroche disait « c’est nouveau, on vient de découvrir que l’homme à une peau ». Dans les années 80, quelques rares photographes ont eu le courage de prouver que l’homme avait aussi un corps. Je fais partie de ceux-là et je continue, avec certes une évolution au fur et à mesure de ma réflexion.

©JOSEPH CAPRIO
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