JÉRÔME BARBOSA

Né en 1978. En 2003, il travaille un temps comme tireur pour le laboratoire Demi-Teinte et comme archiviste pour le photographe de mode britannique Steve Hiett. Son reportage sur la toxicomanie à Athènes paraît dans le magazine grec Kathimerini en 2008. En 2010, la revue de critique sociale Z publie ses photographies et dessins. La même année, il travaille sur le long-métrage de Pierre Pinaud : Parlez-moi de vous, avec comme interprète principale Karin Viard. Il expose par deux fois ses reportages au festival BarrObjectif, en 2012 (Chroniques athéniennes) et en 2013 (Nadrupe, les derniers rites). En 2012, la revue indépendante américaine Un< >Cut publie son reportage sur l'Atelier du Non-Faire. En 2013, la galerie Adrian Bondy – Mind's Eye expose ses photographies et dessins. À plusieurs reprises, il travaille pour les éditions Cornélius (La crème de Crumb, Les filles de Montparnasse, vol. I, II et III, et Vie de Mizuki 2). En 2016, publication du recueil de poèmes Le jouet triste d'Ishikawa Takuboku (éd. Arfuyen), traduit en collaboration avec Alain Gouvret. Dans le même temps, Le Dernier Cri, après lui avoir ouvert les pages d'Hôpital Brut n°10, publie 6½, un recueil de ses dessins. Depuis 2014, son travail graphique est régulièrement exposé dans le circuit des galeries Spacejunk. La revue indépendante Banzaï publie un portfolio de ses dessins dans son numéro Spécial Horreur en mai 2017. En 2018, il est publié par la revue Hey ! Modern Art & Pop Culture et travaille sur un de leurs numéros comme dessinateur. En février 2020, il monte sur la scène de la Générale (à Montreuil) deux de ses pièces courtes.
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Suite à la fermeture des lieux de culture à cause de la pandémie liée au Covid-19, le théâtre de l'Odéon a été investi le 4 mars 2021 par des intermittents du spectacle afin de protester contre cette situation et de mettre en lumière ses conséquences. D'autres corps de métier se sont peu à peu agrégés afin de soutenir cette initiative, d'organiser d'autres luttes et de protester contre les mesures de réforme de l'assurance chômage. Des prises de paroles, des concerts, l'évocation de la Commune de Paris (du fait de son 150ème anniversaire) ont ponctué les différentes assemblées. J'ai suivi avec le plus de régularité possible ces manifestations à l'air libre. À travers elles, se dévoilait le besoin d'être ensemble, de partager, d'échanger, de faire émerger d'autres horizons. À cause de ce vocabulaire qui s'est imposé très rapidement à chacun : confinement, gestes barrières, distanciation sociale , je ressentais le besoin personnel, pressant de revoir des visages, des attitudes non-conformes, de sentir une proximité avec mes contemporains, de rendre compte de cette vitalité sous couvre-feu. Le parvis de l'Odéon a été le lieu de ces retrouvailles improvisées, une agora au sens propre du terme.

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