GEORGII VINOGRADOV

Né à Saint-Pétersbourg, à la fin de mes études en littérature, j'ai été passionné par la photographie sténopé, ce qui a déterminé mon destin. Je me suis implanté en France pour approfondir mes connaissances à l'école d'art de Saint-Étienne et les universités de Lyon celui de frères Lumière et le ENS. Je suis né en Russie sur le territoire des sujets documentaires aigus, « requalifiés » par ma passion envers des processus alternatifs, et tissés dedans. Puisque chaque alternative est un morceau de vie documentaire, un problème ou un thème social, une question brûlante de mon pays et de ma culture, moi-même. Toutes ces expériences, à des moments différents, ont été publiées dans différents "endroits" - du Musée d’état russe au journal Le Monde. En un mot, j'aime combiner la photographie documentaire et la photographie alternative, et je le fais très clairement, sans le dissimuler derrière une "épaisseur" de mots et de significations.
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Le désordre de la vie d’un petit homme, qui ne se soucie pas de rien que métro-boulot-dodo, la vie très organisée de premier coup devient bordélique si on le cumule à un seul moment photographié. La série
« Chinaski routine » étais réalisé à St Pétérsbourg. Je travaillais comme réparateur de cartouches pour imprimantes. J’ai couru toute la journée du bureau, à l'entrepôt, de l’entrepôt à l'asile, puis à la périphérie de la ville dans les zones industrielles. Les endroits étaient toujours à l'écart, des endroits et des rues où l'on ne va pas si l'on n'a pas d'affaires : les magasins de légumes, les salles à manger de l'hôpital psychiatrique, les placards où ils m'enfermaient, etc. Le travail était bon, répétitive, très ordonné, mais je me suis aperçu se noyer dans ce désordre des choses des humains, des routes qui m’entouraient. J’ai pris donc mon sténopé avec du papier sensible dedans et j’ai capturé cette sensation en un seul shoot. J'ai décidé d’ouvrir mon trou à chaque endroit où j’ai travaillé, autant que j’ai travaillé, quand j'avais fini je fermais le trou et je faisais la même chose dans l'endroit suivant et tant d'endroits que je devais visiter. C'était le désordre d'une journée. Le désordre de l’ordre de la vie quotidienne.

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