FREDERIC FOURNIER

Frédéric Fournier est né à Bordeaux, France. Après avoir travaillé 7 ans dans l'industrie aéronautique, il intègre l'ETPA de Toulouse d'ou il sort en 1991 grand prix de l'école.

En 1992 il vient vivre à Paris et commence à travailler en « corporate » pour AGF, France Télécom, Les Laboratoires ROCHE, BNPPARIBAS, AG2R LA MONDIALE, LE groupe SCHNEIDER, RFI... Parallèlement il entame d'autres collaborations plus sociales avec FRANCE TERRE D'ASILE, le COMITÉ FRANCAIS D'ÉDUCATION POUR LA SANTÉ et plusieurs villes de Seine-Saint-Denis et un magazine mensuel syndical.

Son travail est aussi publié dans la presse, l'EXPRESS, LA VIE, LIBÉRATION, LE FIGARO, LE MONDE, MARIE CLAIRE, LA CROIX...
En 2004 il intègre l'agence EDITING puis la maison de Photographes SIGNATURES PHOTOGRAPHIES 2007 et jusqu'en 2018 ; depuis 2019 il est distribué par HANS LUCAS.

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Barre Emmaüs à Villeneuve-la-Garenne
Dans les années qui suivent la seconde guerre mondiale, pouvoir se loger en France est devenu pour les plus démunis, catastrophique. Des familles entières survivent dans des conditions de précarité très grande. Pendant l'hiver 53/54 très rigoureux les  « couche dehors » sont les premières victimes. Le 1er février 1954, l'abbé Pierre lance un appel désespéré sur les ondes de radio Luxembourg. À la suite du décès de nombreux « sans-abri » cet appel est entendu et les dons affluent, Emmaüs récolte 500 millions de francs.
Le gouvernement de l'époque prend enfin des décisions, le ministre de la reconstruction Maurice Lemaire décide la mise en place de « cités d'urgence » En 1956 commence la construction de la Barre Emmaüs sur la commune de Villeneuve-la-Garenne et 132 familles accèdent à un vrai logement doté de toilettes individuelles et de salle de bain, un luxe pour l'époque.
La municipalité de Villeneuve-la-Garenne décide il y a quelques années la destruction de la Barre HLM (gérée par le groupe 3F) devenue vétuste et nécessitant de gros travaux de réhabilitation et le relogement de tous les habitants.
Les premiers déménagements débutent en 2019 et les derniers « récalcitrants » partiront en septembre 2020, le site à l'état d'abandon est devenu un parking sauvage livré aux trafics.
J'ai commencé à suivre le projet au moment ou les deux dernières familles sont parties. Alors a eu lieu la démolition interne de l'édifice pour récupération de matériaux.
J'ai pu à ce moment-là circuler dans tout le bâtiment et photographier les intérieurs de tous les appartements. Le but étant d'essayer de capter une certaine mémoire des lieux ou des familles ont vécu sur plusieurs générations et d'en garder la trace.
La destruction du bâtiment par « grignotage » a succédé à cette première phase jusqu'à l'effacement complet de l'édifice dans le paysage de la ville.

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