DAVID BART

David Bart est artiste plasticien et cinéaste (1974).
À travers ses photographies, ses recherches plastiques et ses films, David Bart interroge les frontières aussi bien établies que culturelles, entre le visible et l’invisible. Il explore la manière dont ce dernier s’incorpore dans le visible et les changements que cela génère en nous. L’invisible recouvrant, pour lui, plusieurs aspects comme l’inconscient - l’imaginaire et le symbolique - l’au-delà - le virtuel - le temps…
Il y questionne plus particulièrement la notion de Paysages dont les lisières suggèrent des porosités de tous ordres, intérieurs aussi bien qu’extérieurs. Il élabore des passerelles provoquant ainsi un choc du sens et offrant au public la possibilité de s’interroger sur la liberté du regard que celui-ci porte sur le monde. Son travail invite à une réflexion sur la perméabilité de cette frontière intangible qui sépare monde physique et monde mental. Ce faisant, il soulève les questions du devenir de l’espace naturel, dans un contexte mondialisé et consumériste.
Ses films de recherche sont conçus comme un laboratoire lui permettant d’intervenir tant sur les passerelles entre installation, fiction, essai et expérimental que sur le médium film lui-même, entremêlant formats, méthodes de prises de vues, supports argentiques et numériques, forgeant ainsi un champ de création singulier. Il y pose des interrogations métaphysiques sur l’équilibre fragile du monde et son impermanence, et invite le spectateur à un voyage sensoriel et contemplatif. Certains de ses films glissent progressivement vers une plastique picturale non figurative, suscitant chez le spectateur une interprétation de récit que celui-ci élabore à partir de son imaginaire.
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Fantasmapolis : fantômes d’une architecture.

Depuis 2008, plus de 50% de la population mondiale vit dans des villes. La croissance des mégalopoles, en tant que processus d’urbanisation galopante autant que laboratoires de recherche architecturale permanente, m’interpelle.
L’Homme a construit les villes en un clin d’œil à l'échelle temporelle de l’Univers. À titre de comparaison, si nous concentrons les 13,7 milliards d’années du Big-bang à aujourd'hui en 24h, l’Humanité sur Terre serait apparue il y a seulement 4 secondes. Et le début de l’urbanisation n’apparaîtrait qu’à la toute dernière seconde.
Malgré l’aspect solide, stable, rassurant, du béton, des métaux, des pierres et matériaux composites utilisés par les architectes et les urbanistes, l’érosion naturelle et l’altération du temps finissent toujours par gagner. C’est une loi universelle que l’homme s’acharne à contourner, esquiver, ajourner, un temps donné. L’entropie appliquée aux villes.
Berlin, à mes yeux, se transforme par endroits en une Ville-invisible depuis la chute du Mur. Images d’un monde qui s’effondre, je propose une errance dans une ville fantasmagorique où ne demeurent que des apparitions.
Fantasmapolis est un témoignage : photographie spirite d’une architecture évanescente.

©DAVID BART
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