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ÉDITION LIMITÉE & NUMÉROTÉE DISPONIBLE EN PRÉACHAT À PARTIR DU 12 OCTOBRE 2026

CARNETS DU PROCHE

UN LIVRE D'HOUMAN SANCHEZ GUERRERO

COUV_ Houman Sanchez Guerrero.jpg

CARNETS DU PROCHE

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ÉDITION LIMITÉE, NUMÉROTÉE & SIGNÉE PAR LE PHOTOGRAPHE

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Corridor Éléphant Éditions propose depuis plus de dix ans des livres d’artistes émergents en édition limitée, numérotée et signée.

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Le livre d'Houman Sanchez Guerrero est disponible en édition limitée, numérotée et signée par l''auteur.

L'ouvrage est imprimée sur un papier 150 offset, Couverture pelliculée mate 400 g.

Format 21 x 15 cm. 74 pages. 44 photographies.

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L'édition de collection est imprimée en France et envoyée par nos soins dans un papier de soie cacheté. 

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Afin de permettre d'imprimer le plus grand nombre d'exemplaires en édition de collection, nous vous proposons des lots composés du livre et de tirages de photographies extraites du livre. Acquérir le livre en édition limitée, c’est acquérir un objet unique faisant lien avec l'auteur.

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 PRÉACHETER / VOIR  LE LIVRE 

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​Il y a des photos qui retiennent le temps. Parfois leurs couleurs sont de noirs et de blancs. Celles que nous donne à voir Houman Sanchez Guerrero sont d’un équilibre rare. La variation de gris y est précieuse, unique à la lumière qu’elle retient ou qu’elle libère.

Il y a des cadrages qui disent le regard, ce qu’il voit, ce qu’il porte, ce qu’il partage. Les pages du livre s’égrainent au rythme d’une vie qui offre au futur ces possibles que l’on pensait disparus.

Il y a l’aboutissement d’un travail, la trace d’une liberté nouvelle, le flux et le reflux d’un sang qui circule perpétuellement au cycle de la vie.

L’éditeur​

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CARNETS DU PROCHE (EXTRAIT)

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L'INTERVIEW D'HOUMAN SANCHEZ GUERRERO

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Pourquoi le choix du Noir & Blanc ?

Il se pourrait que cela vienne des premiers clichés que j'ai pris avec l'appareil photo que me donna mon père. À ce moment-là, je crois qu'il lui reste deux trois pellicules en noir et blanc (pourtant il fait souvent de la couleur).

Plus tard je découvrirai que les premières et premiers photographes n'avaient que le noir et blanc à disposition, et j'ai sûrement souhaité perpétuer cela en hommage aux Maîtresses et Maîtres d'antan.

Sûrement aussi parce que je vois tout en couleur : j'ai apprécié voir différemment dans le rendu les contrastes, les noirs, le grain particulier et sensuel des clichés, l'expression très différente et presque intemporelle qu'a le noir et blanc.

Le lien était fait et devint naturel pour moi.

Puis j'ai aussi tenté les clichés de natures mortes (et vivantes), de tout un tas d'autres choses a priori insignifiantes, qui entre gris clair et gris foncé, trouvaient une forme d'expression et une beauté qui me touchaient.

Le noir et blanc est une possibilité pour moi de montrer l'autre dans tous ses aspects et nuances entre le noir qui reçoit, garde et emprisonne toutes les couleurs en allant à l'autre extrême : le blanc, qui en est le libératoire de toutes.

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Comment est venue l'idée de l'ouvrage « Carnets du proche » ?

Photographier était une passion.
A un moment de ma vie la passion est devenue évidente nécessité : un besoin tel que
Respirer
Aimer.
Vivre.
Mettez la tête sous l'eau. Pourrez-vous respirer ?
Ne pas photographier aurait été une petite voire grande mort.

J'ai vécu à l'étranger, j'y ai travaillé, pendant plus de 15 ans. Je suis rentré en France, et bien que cela soit « chez moi », un pays nouveau m'attendait.

J'ai mis plus de quatre années pour m'adapter. Photographier le proche et ce que j'ai de plus proche, mon fils, la raison unique et fondamentale de mon retour, était un instinct de vie.

Cela est devenu un projet.

Je crois aux rencontres qui bouleversent, et j'ai croisé la route de Klavdij Sluban en 2022, plus précisément ses photographies. J'ai découvert une photographie créatrice, sensible, d'auteur, puissante.

J'ai eu la chance d'entamer un masterclass avec lui.

Un monde s'est ouvert pour moi, une autre étape, un chemin à suivre pour découvrir mon écriture photographique, la laisser s'épanouir.

Je lui dois beaucoup et cet ouvrage est le labeur de plus de trois années de travail avec et grâce à lui : de production photographique, de doutes, de joies, de résilience et d'acceptation.

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Que souhaitez-vous transmettre à travers cet ouvrage ?

« Voilà, voilà, voilà : voilà qui je suis »
(Une émotion toute particulière pour Barbara Pravi, artiste française d'origine serbe et iranienne)

Cet ouvrage est un travail sur l'intime, sur mon fils, qui grandit, la paternité, et (très) certainement sur moi-même.

La photographie a agi comme moyen d'exprimer, d'exulter, d'intérioriser, d'aller mieux lorsque trop de sombre et de fragilités se muaient en blessures ouvertes.

Je respire en photographiant, parce qu'il y a eu ce besoin de me réapproprier mon lieu de vie, mon environnement immédiat.

Je réponds à la question : transmettre de l'émotion.
De la douceur.
Mon regard sur le proche et ce qu'il me renvoie.

Je ne veux pas oublier ma proximité à ce qui m'entoure immédiatement, le refuge qu'est mon chez moi, la rue au dehors, la nature dans mon jardin, le bout de ciel que je regarde, toujours du même endroit.

Le soleil qui oblique et lentement au cours des semaines et mois qui passent met en lumière et en ombres des choses différentes de ce que je croyais connaître déjà.

C'est beau.
Les personnes qui peuplent cet environnement si proche, c'est encore plus beau.
Et, si je peux rajouter ceci : c'est ce qui me définit.

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Comment êtes-vous venu à la photographie ?

Mon père est peintre.
Odeur de peinture, de térébenthine, pinceaux, modèles à la maison : souvenirs d'enfance.
Les émotions liées à la contemplation de ses peintures.

Je suis persuadé que le talent n'est pas génétique : j'étais incapable de dessiner, je n'en avais d'ailleurs intrinsèquement pas le goût, mais j'étais fasciné par le rapport qu'avait mon père à la peinture. Un moyen d'expression artistique, de sa sensibilité, un besoin pour lui.

Il a aussi beaucoup peint d'après les photographies qu'il prenait.

Tiens… La photo.

J'ai 17 ans. Il m'offre son boîtier équipé d'un 50 mm. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux. Il m'a sûrement expliqué des tas de choses, j'ai dit oui oui, je n'ai rien écouté, et j'ai commencé à photographier. Ou bien a-t-il dit : tiens, ce n'est pas grave que tu ne saches pas dessiner.

Sûrement en rapport à ma sensibilité. J'ai toujours regardé. Contemplé.
Tout. Surtout les autres. Et beaucoup ressenti. Captation. Une forme de mise en retrait aussi.

Photographier a fait le trait d'union entre mon regard et mes émotions.
Un flux de lumière dans l'œil, un flot d'émotions au cœur.

Alors j'ai commencé dans les soirées avec les copines, les copains. Vous n'avez jamais vu une ou un de vos ami(e)s, voire une personne inconnue, dans ces moments festifs parfois perdus, fugacement, dans ses pensées ?

Ces instants où l'on se retrouve seule, seul(e) avec soi-même ?

Ces petits moments de grâce, c'est ce qui m'a fait déclencher.

Je suis vite allé dans la rue. Je me disais que je pourrais prendre des gens qui échangent un baiser, sautent au-dessus d'une flaque. J'étais trop timide.

J'ai tant de souvenirs de photographies que je n'ai pas prises.

J'ai donc continué, et pendant des années j'ai photographié à tort et à travers, mon œil. Les évènements de vie m'ont conduit à réaliser que j'avais besoin de photographier comme de vivre : je suis devenu photographe.

« Quand je prends des photos, il y a toujours un détail que je ne remarque pas et je me demande si, parfois, cette chose qui m'échappe au moment où je prends cette photo est la chose que d'autres que moi voient en premier. » (Nathacha Appanah).

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Diriez-vous que votre photographie est humaniste ? Pourquoi ?

Je n'en ai aucune idée et déteste les cases.
Oui, certainement ?

Si par humanisme, il s'agit d'une attention douce et particulière, sincère et authentique à l'autre, alors je dirais oui.

Certaines et certains grands photographes me fascinent par leur capacité à photographier avec ce qui pour moi est une caresse, une bienveillance, dans le regard.

Une maîtrise photographique certes, mais au profit d'un langage humain : une langue d'amour.

Leur photographie en témoigne. Même si certains sujets et propos sont durs.

C'est ma manière d'aimer l'autre, les autres.
Mais aussi de créer.

De croire que la douceur d'être, de l'être et d'être attentif, ouvert et sans a priori avec les êtres humains fait du bien, tout simplement, et permet de s'enrichir par des choses invisibles au regard (un comble…)

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PREACHAT E R
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