Daria Nelson (Daria Sliusar) était née en 1993 à Kharkov (Ukraine).

En 2015 elle a eu Master en Droit (Major de promotion à l’Académie Nationale de Iaroslav de Sage). Puis en 2016 Daria déménage à Paris pour faire les études en photographie à l’école EFET.

Diplôme de l’EFET en 2019 elle était choisi comme Major de promo et eu la meilleure note pour son book et expo.

Expose aux festivals Container Love (2017 et 2018), à la galerie Praxis (2019) et également participe aux Voies Off à Arles (2019).

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Cela fait déjà dix ans que je fais de la photographie. Après une période d’expérimentation autour de différentes techniques - photomontages, collages numériques, colorisations manuelles des images, etc. –, j’ai opté pour l’argentique et choisi de concentrer mon travail sur l’autoportrait.

Etant ukrainienne, je ressens depuis toujours une pression culturelle et familiale car dans mon pays, la femme doit avant tout être belle et apprêtée, conditions sine qua non pour trouver un mari. En même temps, ma mère m’a mis en garde : « La vie, ce n’est pas comme au cinéma, sexualité rime souvent avec MST ou maternité ». Ces propos m’ont profondément marqué et depuis toujours, j’ai du mal à m’accepter telle que je suis. 

A l’âge de 23 ans, j’ai connu une période difficile, je m’interrogeais beaucoup sur mon physique et plus précisément sur ma sexualité. Je savais que j’étais une femme attirante mais j’avais trop peur de m’exprimer et de m’habiller comme je voulais, ayant toujours à l’esprit les mots de ma mère. C’est ainsi que j’ai commencé à me construire un personnage en changeant de style vestimentaire. 

Tout mon travail photographique est consacré à cette contradiction et surtout à libération et l’acceptation de son corps telle qu’il est.