« Ses clichés bruts occupent un espace de perception encore vierge. »

Cat Soubbotnik fait ses armes avec le photographe suédois Hans Gedda, son époux. Elle y découvre la discipline, le représentatif, une technique pointue, une création très contingentée. Lorsqu’elle quitte la Suède et Hans, elle choisira d’emprunter des sentiers battus et buissonniers pour nous dire à voir autrement la réalité du monde.

Artiste hors des conventions et des parcours traditionnels, Cat Soubbotnik capture l’invisible, l’abstrait de ce qui nous entoure : la matière, l’essence du monde. Aujourd’hui en résidence permanente en Suisse, à Londres et à Berlin ou elle accroche régulièrement. Présente dans de nombreuses collections privées européennes et notamment suisses et suédoises, elle est représentée à Londres et Paris.

 

Ma recherche :

 La matière dans la photographie me fascine, car il n’y en a pas. Comment s’y prendre?

Comment s’y prendre pour peindre avec son appareil photo?

Le “lisse” du tirage ne me suffisait plus.

La matière brute, déconstruite, qui passe d’un état à un autre...

Les collages des artistes années, 20, Bellmer, les sculptures de Brancusi, la douceur ou la rugosité d’une pierre,

Mon inspiration de la peinture laisse ses traces (Kiefer, Bacon, Freud, Richter)

Elles me permettent de raconter une histoire,

De faire des critiques sociales même,

De travailler la réalité dans l’abstraction…