Alain Le Bacquer, photographe indépendant depuis 1995, membre du réseau Picturetank, distribué par Pi.nk Saif Images, collabore régulièrement avec la presse magazine. Parallèlement il travaille depuis 2001 sur la culture underground, et les transformations de la société chinoise. Nominé pour ce travail photographique au Prix HSBC 2007. Coup de coeur de la Bourse du Talent 2006 et lauréat de la Bourse Bretagne Chine en 2004, Il a déjà exposé une partie de son travail à Paris (Fnac Italie,) en Bretagne, au Off des Chroniques Nomades à Honfleur et à la biennale de Canton en Chine et a été projeté au Festival Visa pour l'image, et aux Promenades photographiques de Vendôme. 

Formateur à lʼEMI CFD à lʼinstitut Pratique de Journalisme et au CFJ, il y anime des sessions sur la technique photographique. 

Pékin underground, son travail sur la scène artistique underground chinoise, donne lieu à un webdocumentaire. Ce projet transmédia a reçu la bourse d'aide à l'écriture du CNC et lʼaide au livre numérique du Centre National du Livre en 2011 et la Bourse dʼaide à la Création Dailymotion.

Ce documentaire interactif diffusé sur Polka , Dailymotion, AujourdʼhuilaChine et les Inrocks est sorti en mars 2012.

Dans la lignée de ce premier webdoc, il documente la scène artistique de Rio et réalise un second volet documentaire interactif baptisé "Rio Overground" diffusé sur France 24 en juillet 2016. Ce webdoc a été récompensé au webprogram Festival 2017 par le prix du jury. 

Depuis 2018, son travail sur les scènes artistiques se tourne vers un troisième volet de cet opus à St Petersburg.

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Faisant suite aux deux précédents webdocumentaires  Pékin Underground, et Rio Overground, ce troisième volet sur les scènes artistiques alternatives dans le monde s’intéresse à la jeune scène russe et plus particulièrement à celle de St-Petersburg. 

Un premier repérage m’a permis d’approcher cette nouvelle génération d’artistes, qui compte bien suivre l’exemple de ses ainés précurseurs de l’art post-soviétique non conformiste et contestataire des années 90.  

Ces artistes ont pris possession à leur tour des anciennes usines désaffectées, des cours intérieures et des appartements communautaires qui ont vu fleurir la précédente vague artistique et musicale.

Aujourd’hui c’est une génération née sous la présidence de Vladimir Poutine qui revendique son identité créative de manière plus détournée, interrogeant l’intime, le genre et la modernité sans jamais aborder frontalement  la politique. Elle réinvente un art underground dans un mouvement artistique engagé sur les questions de société : religion, féminisme, LGBT, veganisme, queer…

Peintres, poètes, musiciens, DJs , graffeurs …ces jeunes artistes citoyens s’engagent chacun à leur manière face à une société placée sous le signe d’un capitalisme effréné mais qui subit les affres de la crise économique et les restrictions dues à la guerre en Ukraine.

Certains anciens squats artistiques sont devenus des clusters culturels qui abritent des cafés galeries branchés, des librairies, des studios de danse, ou des ateliers de stylistes.

Mais la contre-culture russe résiste à cette tendance « mainstream » avec comme mot d’ordre le « Do It Yourself ».

Labels indépendants, productions alternatives, diffusions d’albums sur cassette audio (la dernière tendance à la mode), expositions dans des appartements communautaires, soirées électro investissant les vastes entrepôts du port, bars concerts dans des caves, la nuit à St-Petersbourg redevient « bohème ». Ses protagonistes revendiquent une liberté d’expression, et un vent de liberté artistique souffle à nouveau sur la ville, ancienne capitale culturelle de la Russie.

Ce travail documentaire tout comme les précédents s’appuie à la fois sur la photographie et la vidéo dans la construction d’un récit interactif qui souhaite rendre compte de cette énergie créative et citoyenne des jeunes artistes engagés de Saint-Petersburg. Voici leurs portraits…